Repère SalariéLe guide des droits du salarié

Jours fériés 2026 : calendrier, ponts et droits des salariés

Mis à jour le 25 octobre 2026Lecture : 5 min

La France compte 11 jours fériés légaux. En 2026, neuf tombent en semaine : le 15 août est un samedi et la Toussaint un dimanche. Voici le calendrier complet, les ponts possibles et ce que prévoit le Code du travail pour les salariés du secteur privé.

L'essentiel

  • 9 jours fériés sur 11 tombent en semaine en 2026 ; trois ponts sont possibles : vendredi 2 janvier 2026 (après le Jour de l'An), vendredi 15 mai 2026 (après l'Ascension), lundi 13 juillet 2026 (avant la Fête nationale).
  • Seul le 1er mai est obligatoirement chômé ; s'il est travaillé, le salaire de la journée est doublé.
  • Les autres jours fériés sont chômés si un accord collectif le prévoit ou si l'employeur le décide, sans perte de salaire après 3 mois d'ancienneté.
  • Un jour férié qui tombe un samedi ou un dimanche ne donne pas droit à un jour de repos en plus, sauf disposition conventionnelle plus favorable.

Calendrier des jours fériés 2026

Les onze fêtes légales sont fixées par l'article L.3133-1 du Code du travail. Les dates de Pâques, de l'Ascension et de la Pentecôte changent chaque année : en 2026, Pâques tombe le dimanche 5 avril.

Jour fériéDate en 2026Conséquence
Jour de l'Anjeudi 1er janvier 2026pont possible le vendredi 2
Lundi de Pâqueslundi 6 avril 2026week-end de 3 jours
Fête du Travailvendredi 1er mai 2026week-end de 3 jours
Victoire 1945vendredi 8 mai 2026week-end de 3 jours
Ascensionjeudi 14 mai 2026pont possible le vendredi 15
Lundi de Pentecôtelundi 25 mai 2026week-end de 3 jours
Fête nationalemardi 14 juillet 2026pont possible le lundi 13
Assomptionsamedi 15 août 2026tombe un week-end
Toussaintdimanche 1er novembre 2026tombe un week-end
Armistice 1918mercredi 11 novembre 2026milieu de semaine
Noëlvendredi 25 décembre 2026week-end de 3 jours

Avec deux jours fériés un week-end (samedi 15 août et dimanche 1er novembre), 2026 compte 9 jours fériés en semaine. Le mois de mai en concentre quatre : les vendredis 1er et 8 mai, le jeudi 14 mai (Ascension) et le lundi 25 mai (Pentecôte).

Les ponts possibles en 2026

Un « pont » est un jour ouvrable situé entre un jour férié et le week-end, que l'entreprise peut décider de chômer. En 2026, trois ponts d'une journée sont possibles :

  • le vendredi 2 janvier 2026 (après le Jour de l'An)
  • le vendredi 15 mai 2026 (après l'Ascension)
  • le lundi 13 juillet 2026 (avant la Fête nationale)

Le mercredi 11 novembre ne permet pas de pont d'une journée. En revanche, plusieurs jours fériés offrent un week-end de trois jours : lundi de Pâques (6 avril), vendredis 1er et 8 mai, lundi de Pentecôte (25 mai) et vendredi 25 décembre.

Le pont n'est jamais un droit : il dépend d'une convention collective, d'un accord ou d'une décision de l'employeur. Les heures non travaillées pendant un pont peuvent être récupérées dans les douze mois qui le précèdent ou le suivent, sans majoration.

Alsace-Moselle et outre-mer : les jours fériés en plus

En Alsace et en Moselle (Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle), deux jours fériés s'ajoutent aux onze fêtes légales : le Vendredi saint, le vendredi 3 avril 2026, dans les communes qui ont un temple protestant ou une église mixte, et le 26 décembre (Saint-Étienne), qui tombe un samedi en 2026. La journée de solidarité ne peut pas y être fixée le Vendredi saint, ni les 25 et 26 décembre.

Dans les départements et régions d'outre-mer, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, les fêtes légales sont les mêmes qu'en métropole. S'y ajoute la commémoration de l'abolition de l'esclavage, à une date propre à chaque territoire :

TerritoireCommémoration de l'abolition de l'esclavage en 2026
Mayottelundi 27 avril 2026
Martiniquevendredi 22 mai 2026
Guadeloupe et Saint-Martinmercredi 27 mai 2026
Guyanemercredi 10 juin 2026
Saint-Barthélemyvendredi 9 octobre 2026
La Réuniondimanche 20 décembre 2026

Certaines conventions collectives ou usages prévoient aussi des jours fériés supplémentaires, comme la Saint-Éloi dans la métallurgie, la Sainte-Barbe dans les mines ou la Mi-carême dans certains territoires d'outre-mer.

Jour férié chômé ou travaillé : ce que prévoit la loi

Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé pour tous les salariés. Il ne peut être travaillé que dans les établissements et services qui, en raison de leur activité, ne peuvent pas interrompre le travail (hôpitaux, transports publics, par exemple).

Pour les dix autres jours fériés, la loi n'impose pas le repos : ils sont chômés si une convention collective, un accord de branche ou un accord d'entreprise le prévoit, ou à défaut si l'employeur le décide. Lorsqu'un jour férié n'est pas chômé dans votre entreprise, c'est un jour de travail normal : vous ne pouvez pas refuser de venir travailler, sauf exception (salariés de moins de 18 ans, dispositions conventionnelles).

Quand le jour férié est chômé, le salarié n'a pas à récupérer les heures non travaillées.

Comment est payé un jour férié ?

Jour férié chômé

Le chômage d'un jour férié ne peut entraîner aucune perte de salaire pour les salariés qui totalisent au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise. Pour un salarié saisonnier, l'ancienneté s'apprécie en cumulant ses différents contrats. Cette garantie ne s'applique pas aux salariés travaillant à domicile, aux salariés intermittents et aux salariés temporaires ; pour ces derniers, le jour férié chômé est tout de même payé s'il tombe pendant leur mission.

Jour férié travaillé

Le Code du travail ne prévoit aucune majoration de salaire pour le travail d'un jour férié autre que le 1er mai : une majoration ou un repos compensateur n'est dû que si votre convention collective ou un accord le prévoit. Vérifiez donc ce que prévoit la vôtre.

Le 1er mai

Le chômage du 1er mai ne peut entraîner aucune réduction de salaire, y compris pour les salariés payés à l'heure, à la journée ou au rendement. Le salarié qui travaille le 1er mai a droit, en plus de son salaire, à une indemnité égale à ce salaire : sa rémunération de la journée est donc doublée.

Jour férié pendant les congés payés ou un jour de repos

Un jour férié qui tombe un jour habituellement non travaillé (un samedi ou un dimanche, par exemple) ne donne droit à aucun jour de congé supplémentaire, sauf disposition conventionnelle plus favorable. En 2026, c'est le cas du samedi 15 août et du dimanche 1er novembre.

Pendant vos congés payés, tout dépend de l'organisation de l'entreprise : un jour férié habituellement chômé n'est pas décompté de vos congés, alors qu'un jour férié habituellement travaillé l'est. Par exemple, si l'Ascension (jeudi 14 mai 2026) est chômée dans votre entreprise et que vous êtes en congé cette semaine-là, ce jour n'est pas décompté de vos congés.

La journée de solidarité

La journée de solidarité est une journée de travail supplémentaire et non rémunérée, destinée à financer l'autonomie des personnes âgées et handicapées. Elle peut prendre la forme du travail d'un jour férié habituellement chômé (autre que le 1er mai), par exemple le lundi de Pentecôte (25 mai en 2026), d'un jour de RTT ou de tout autre aménagement permettant de travailler sept heures supplémentaires.

Ses modalités sont fixées par accord collectif ou, à défaut, par l'employeur après consultation du comité social et économique (CSE). Elle représente au maximum 7 heures non rémunérées pour un salarié mensualisé à temps plein (proportionnellement moins à temps partiel), ou une journée pour un salarié au forfait jours. Ces heures ne sont pas des heures supplémentaires. Si vous changez d'employeur après avoir déjà effectué votre journée de solidarité de l'année, une nouvelle journée doit vous être payée, et vous pouvez la refuser sans faute.

Les jeunes de moins de 18 ans

Les salariés et apprentis de moins de 18 ans ne peuvent pas travailler les jours fériés, sauf dans certains secteurs listés par la loi (hôtellerie-restauration, traiteurs, cafés-tabacs, boulangeries-pâtisseries et commerces alimentaires, fleuristes, jardineries, spectacles…). Lorsqu'ils travaillent un jour férié, ils doivent bénéficier d'un repos hebdomadaire d'au moins 36 heures consécutives.

Et en 2027, 2028 ?

Les dates des jours fériés sont fixées par la loi et peuvent être anticipées. Consultez le calendrier des jours fériés 2027 (seulement sept jours fériés en semaine) et le calendrier des jours fériés 2028 pour préparer vos congés.

Dans ce dossier

Questions fréquentes

Combien y a-t-il de jours fériés en 2026 ?

Il y a 11 jours fériés légaux en 2026, dont 9 tombent en semaine : le samedi 15 août et le dimanche 1er novembre tombent un week-end. L'Alsace-Moselle en compte deux de plus (Vendredi saint et 26 décembre).

Quels sont les ponts en 2026 ?

Trois ponts d'une journée sont possibles : vendredi 2 janvier, vendredi 15 mai (après l'Ascension) et lundi 13 juillet (avant le 14 juillet). Ils ne sont accordés que si l'entreprise le décide ou si un accord le prévoit.

Mon employeur peut-il m'obliger à travailler un jour férié ?

Oui pour tous les jours fériés sauf le 1er mai, si le jour n'est pas chômé dans l'entreprise selon l'accord collectif ou la décision de l'employeur. C'est alors un jour de travail normal. Les jeunes de moins de 18 ans ne peuvent pas travailler les jours fériés, sauf dans certains secteurs.

Un jour férié travaillé est-il payé double ?

Seul le travail du 1er mai est payé double par la loi. Pour les autres jours fériés, une majoration ou un repos compensateur n'est dû que si votre convention collective ou un accord d'entreprise le prévoit.

Un jour férié qui tombe un samedi donne-t-il droit à un jour de repos ?

Non. Un jour férié qui tombe un jour habituellement non travaillé ne donne droit à aucun jour de congé supplémentaire, sauf si la convention collective ou un usage de l'entreprise est plus favorable. En 2026, c'est le cas du samedi 15 août.

Faut-il de l'ancienneté pour être payé un jour férié chômé ?

Oui : la loi garantit le maintien du salaire pendant un jour férié chômé aux salariés ayant au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise. Le 1er mai est payé sans condition d'ancienneté.

Sources officielles

Ces informations sont générales et mises à jour à partir des sources officielles. Elles ne remplacent pas l'avis d'un avocat, d'un juriste ou de votre service RH, notamment si votre convention collective prévoit des règles particulières.