L'essentiel
- Rupture conventionnelle : indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement, chômage limité à 15 mois avant 55 ans pour les contrats qui prennent fin depuis le 1er septembre 2026.
- Démission et abandon de poste : pas de chômage en principe, sauf démission légitime ou projet validé ; depuis 2023, l'abandon de poste vaut présomption de démission.
- SMIC : 12,31 € brut de l'heure depuis le 1er juin 2026, soit 1 867,02 € brut par mois ; sous 4 005 € brut, les retenues légales représentent 20,84 % du salaire.
- En projet pour 2027 : un plafond d'exonération des indemnités de rupture ramené de 2 à 1 PASS, encore en débat au Parlement (voir les changements à venir).
Voici des réponses courtes aux questions fréquentes des salariés du secteur privé sur la fin du contrat, le chômage, le salaire et la vie au travail, avec les règles en vigueur au 25 octobre 2026 et un lien vers le guide qui détaille chaque sujet. Les changements prévus pour 2027 et 2028 sont réunis dans la dernière partie, et les huit réponses clés sont résumées en fin de page.
Questions fréquentes sur la rupture conventionnelle
Qui peut signer une rupture conventionnelle ?
Tout salarié en CDI du secteur privé, quelles que soient son ancienneté et la taille de l'entreprise, y compris pendant un arrêt maladie ou un congé maternité. Elle est exclue pour les CDD, l'intérim, l'apprentissage, la période d'essai et les assistantes maternelles. Les agents publics ont un dispositif propre à la fonction publique, pérennisé en 2026. Voir le guide de la rupture conventionnelle.
Comment demander une rupture conventionnelle à son employeur ?
Aucune forme n'est imposée : une demande orale suffit, et l'employeur peut aussi en prendre l'initiative. Il peut refuser sans se justifier. Arrivez donc avec un projet concret et une date de départ réaliste. Une lettre date la démarche, mais elle montre aussi que l'initiative vient de vous. Notre méthode pour présenter son projet à l'employeur aide à préparer l'échange.
Faut-il un motif pour signer une rupture conventionnelle ?
Non : la convention ne mentionne aucun motif, alors qu'un licenciement exige une cause réelle et sérieuse. Le « licenciement à l'amiable » n'existe pas dans le Code du travail : pour rompre un CDI d'un commun accord, avec une indemnité et un droit au chômage, la voie prévue par la loi est la rupture conventionnelle homologuée. Voir ses avantages et ses limites.
Combien de temps dure une rupture conventionnelle ?
Comptez au moins cinq semaines entre la signature et le départ : 15 jours calendaires de rétractation à partir du lendemain de la signature, puis 15 jours ouvrables d'instruction de la demande d'homologation. Le contrat prend fin au plus tôt le lendemain de l'homologation, sans préavis. Le calendrier jour par jour figure sur la page procédure de rupture conventionnelle.
Qui homologue la rupture conventionnelle ?
L'administration du travail du département (DDETS, rattachée à la DREETS, qui a remplacé la Direccte). Depuis le 1er avril 2022, la demande passe obligatoirement par le téléservice TéléRC ; le cerfa n° 14598 n'est admis que si une partie ne peut pas l'utiliser. L'administration contrôle notamment la procédure et l'indemnité minimale, et son silence pendant 15 jours ouvrables vaut homologation. Un salarié protégé relève de l'inspecteur du travail.
Quel est le montant minimum de l'indemnité de rupture conventionnelle ?
Au moins l'indemnité légale de licenciement, ou l'indemnité conventionnelle si elle est plus favorable : 1/4 de mois de salaire brut par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 au-delà, au prorata des mois complets, sans ancienneté minimale. Avec 2 500 € brut et 6 ans d'ancienneté : 2 500 × 1/4 × 6 = 3 750 €. Faites le calcul avec le simulateur d'indemnité de rupture conventionnelle.
L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?
Si vous ne pouvez pas encore toucher de retraite, le minimum légal ou conventionnel est exonéré d'impôt, et le surplus aussi jusqu'au plus élevé de deux montants (deux fois votre salaire brut annuel de l'année précédente ou 50 % de l'indemnité), dans la limite de 288 360 € en 2026. La part supra-légale supporte en général la CSG et la CRDS (9,7 %). Si vous pouvez déjà liquider une retraite, tout est imposable. Voir comment gérer son indemnité.
Peut-on négocier une indemnité supérieure au minimum ?
Oui, le minimum légal n'est qu'un plancher. La part supra-légale supporte la CSG et la CRDS, retarde le début du chômage d'un jour par tranche de 111,8 € (150 jours au plus) et alourdit la contribution patronale de 40 % versée par l'employeur. Aucune règle ne fixe de majoration « normale » : tout se joue dans la discussion, à préparer avec nos conseils pour négocier une rupture conventionnelle.
A-t-on droit au chômage après une rupture conventionnelle ?
Oui. Une rupture conventionnelle homologuée vaut perte involontaire d'emploi : l'ARE est due si vous avez travaillé au moins 130 jours ou 910 heures sur les 24 derniers mois (36 mois dès 55 ans). Pour un contrat qui prend fin depuis le 1er septembre 2026, elle dure au plus 15 mois avant 55 ans et 20,5 mois ensuite. Voir le chômage après une rupture conventionnelle.
Rupture conventionnelle ou licenciement : que choisir ?
Cela dépend. L'indemnité minimale est la même, mais la rupture conventionnelle est due sans condition d'ancienneté et évite le conflit. En revanche, pour un contrat qui prend fin depuis le 1er septembre 2026, le chômage après une rupture conventionnelle est plafonné à 15 mois avant 55 ans, contre 18 mois au plus après un licenciement, et un licenciement injustifié peut ouvrir droit à des dommages-intérêts. Voir le comparatif licenciement, rupture conventionnelle et démission.
Peut-on revenir sur une rupture conventionnelle signée ?
Oui, dans les 15 jours calendaires qui suivent la signature, sans motif, par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge. Ensuite, il faut saisir le conseil de prud'hommes dans les 12 mois suivant l'homologation. Si votre consentement n'était pas libre (pressions, harcèlement moral), la convention peut être annulée et produire les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Questions sur la démission
Comment présenter sa démission ?
Aucune procédure n'est imposée et vous n'avez pas à donner de motif. Un écrit daté, remis en main propre contre décharge ou envoyé en recommandé, évite toute contestation. Votre volonté doit être claire et sans équivoque, sinon le juge peut requalifier la rupture en licenciement. Certaines conventions collectives exigent une lettre : partez de notre modèle de lettre de démission.
Quel préavis respecter en cas de démission ?
La loi ne fixe pas de durée générale, sauf pour quelques professions comme les VRP. Le préavis dépend de la convention collective, du contrat ou, à défaut, des usages. Il court dès que l'employeur est informé. Si vous demandez une dispense et qu'il l'accepte, aucune indemnité n'est due ; s'il vous dispense de lui-même, il vous verse une indemnité compensatrice. Voir le guide de la démission.
Peut-on toucher le chômage après une démission ?
En principe non. France Travail indemnise toutefois la démission légitime : suivre son conjoint qui change d'emploi, violences conjugales, salaires impayés reconnus par une ordonnance de référé, départ d'un nouvel emploi après moins de 65 jours travaillés suivant une perte d'emploi involontaire… Sinon, un réexamen est possible après 121 jours de chômage, et de nouveaux droits peuvent s'ouvrir si vous retravaillez au moins 65 jours. Voir comment toucher le chômage après une démission.
Démission pour reconversion ou création d'entreprise : quelles conditions ?
Il faut être en CDI, avoir travaillé de façon continue 1 300 jours sur les 60 derniers mois et être accompagné par un conseil en évolution professionnelle (CEP). Le projet, reconversion avec formation ou création ou reprise d'entreprise, doit ensuite être reconnu réel et sérieux par Transitions Pro avant la démission. L'inscription à France Travail suit dans les 6 mois, puis le projet est contrôlé. Voir la démission pour reconversion.
Démission ou rupture conventionnelle : quelles différences ?
La démission relève du salarié seul : pas d'indemnité de départ, pas de chômage sauf exceptions, et un préavis en général. La rupture conventionnelle exige l'accord de l'employeur, mais elle donne droit au moins à l'indemnité légale de licenciement et, en principe, à l'ARE, sans préavis, au terme d'au moins cinq semaines de procédure. Le bilan des avantages de la rupture conventionnelle aide à trancher.
Licenciement : préavis, indemnités et recours
Quel est le préavis en cas de licenciement ?
Un mois entre 6 mois et 2 ans d'ancienneté, deux mois à partir de 2 ans ; la convention collective, le contrat ou les usages peuvent prévoir plus. Sous 6 mois, tout dépend de la convention collective ou des usages. Pas de préavis en cas de faute grave ou lourde, ni d'inaptitude. Si l'employeur vous dispense de l'effectuer, il vous verse une indemnité compensatrice. Voir le guide du licenciement.
Comment calculer l'indemnité de licenciement ?
Elle est due dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, sauf faute grave ou lourde : 1/4 de mois de salaire par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 au-delà, sur la moyenne la plus favorable des 12 ou des 3 derniers mois. Avec 2 500 € brut et 12 ans d'ancienneté, le minimum est de 7 916,67 €. La convention collective peut prévoir plus. Faites le calcul avec le simulateur d'indemnité de licenciement.
Que touche-t-on après un licenciement pour faute grave ?
Ni indemnité de licenciement, ni préavis, ni indemnité compensatrice de préavis. Vous gardez l'indemnité compensatrice des congés payés acquis et non pris, et le chômage si vous remplissez les conditions d'affiliation. Il en va de même pour la faute lourde, qui suppose une intention de nuire. La convention collective ou le contrat peut être plus favorable. Voir la procédure de licenciement pour faute grave.
Combien d'avertissements avant un licenciement ?
Aucun minimum : l'employeur peut licencier sans avertissement préalable, sauf si le règlement intérieur prévoit une échelle de sanctions. La sanction doit être proportionnée à la faute : avertissement ou blâme, mise à pied, mutation, rétrogradation, licenciement. L'employeur a 2 mois après avoir eu connaissance des faits pour engager la procédure, et il peut tenir compte d'une sanction de moins de 3 ans.
Une absence injustifiée peut-elle entraîner un licenciement ?
Oui, elle peut constituer une faute. L'employeur doit alors vous convoquer à un entretien préalable fixé au moins 5 jours ouvrables après la présentation de la convocation, puis attendre au moins 2 jours ouvrables avant d'envoyer la lettre de licenciement. Si l'absence se prolonge, il peut aussi engager la procédure d'abandon de poste décrite plus bas. Voir notre article sur l'absence injustifiée et le licenciement.
Peut-on être licencié pendant un arrêt maladie ?
Pas à cause de la maladie : ce serait une discrimination. Le licenciement reste possible pour faute, pour motif économique, après une inaptitude, ou si des absences prolongées ou répétées désorganisent l'entreprise au point d'imposer votre remplacement définitif en CDI, sauf garantie d'emploi prévue par un accord collectif. Après un accident du travail ou une maladie professionnelle, la protection est renforcée. Voir licenciement et arrêt maladie.
Comment contester un licenciement ?
Saisissez le conseil de prud'hommes dans les 12 mois suivant la notification (délais plus longs en cas de discrimination ou de harcèlement). L'avocat n'est pas obligatoire. Un licenciement sans cause réelle et sérieuse est indemnisé selon le « barème Macron » : dans une entreprise d'au moins 11 salariés, de 1 à 2 mois de salaire brut pour 1 an d'ancienneté, et jusqu'à 20 mois à partir de 29 ans.
Abandon de poste : ce qui a changé depuis 2023
Que se passe-t-il en cas d'abandon de poste ?
Depuis le 19 avril 2023, le salarié qui ne reprend pas son poste après une mise en demeure est présumé démissionnaire. Envoyée en recommandé ou remise en main propre, la mise en demeure laisse au moins 15 jours et doit indiquer les conséquences d'une absence de reprise. Un motif légitime écarte la présomption : raison médicale, droit de retrait, grève, modification du contrat imposée… Voir le guide de l'abandon de poste.
L'abandon de poste donne-t-il droit au chômage ?
En principe non : le salarié présumé démissionnaire n'a droit ni à l'indemnité de licenciement ni à l'ARE, sauf démission légitime. Ne comptez plus sur un licenciement pour faute grave : l'employeur peut appliquer la présomption de démission. Restent le réexamen après 121 jours de chômage, une reprise d'emploi d'au moins 65 jours travaillés, ou la contestation aux prud'hommes. Pour partir, étudiez plutôt la rupture conventionnelle.
Chômage : conditions, montant et durée de l'ARE
Combien de temps faut-il avoir travaillé pour toucher le chômage ?
Au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois, ou sur 36 mois à partir de 55 ans, et une perte d'emploi involontaire : licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD, démission légitime. Inscrivez-vous à France Travail, l'ancien Pôle emploi, dans les 12 mois. Il faut aussi rechercher un emploi et ne pas pouvoir prendre une retraite à taux plein. Voir le droit au chômage.
Comment est calculé le montant de l'allocation chômage ?
L'ARE journalière est le plus élevé de deux montants : 40,4 % du salaire journalier de référence (SJR) plus 13,18 €, ou 57 % du SJR, avec un minimum de 32,13 € et un maximum de 75 % du SJR. Prenons un SJR de 80 € : les deux calculs donnent 45,50 € et 45,60 €, l'allocation est donc de 45,60 € brut par jour. Voir le simulateur d'allocation chômage.
Combien de temps dure l'indemnisation chômage ?
Elle est égale aux jours calendaires de la période de référence × 0,75, avec un minimum de 182 jours et un plafond de 18 mois avant 55 ans, 22,5 mois à 55 ou 56 ans et 27 mois dès 57 ans. Après une rupture conventionnelle, pour un contrat qui prend fin depuis le 1er septembre 2026, le plafond est de 15 mois avant 55 ans et 20,5 mois ensuite. Voir le guide de l'assurance chômage.
Quand arrive le premier versement de l'allocation ?
Trois délais peuvent s'enchaîner : un différé spécifique si l'indemnité dépasse le minimum légal (part supra-légale ÷ 111,8 en 2026, 150 jours au plus), un différé congés payés (30 jours au plus), puis un délai d'attente de 7 jours. Ils décalent l'indemnisation sans réduire vos droits. Aucune allocation n'est versée avant l'inscription : ne tardez pas. Voir le calcul des différés.
L'allocation chômage baisse-t-elle au bout de six mois ?
Seulement pour les allocations élevées. À partir du 7e mois, l'allocation des moins de 55 ans baisse de 30 % si elle dépasse 132,24 € par jour, soit un ancien salaire d'environ 4 940 € brut par mois, sans descendre sous 92,57 € par jour. Les allocataires de 55 ans ou plus à la fin du contrat ne sont pas concernés. Voir le calcul de l'allocation chômage.
Refuser un CDI après un CDD fait-il perdre le chômage ?
C'est possible. À la fin d'un CDD ou d'une mission d'intérim, l'employeur qui propose un CDI doit le faire par écrit et signaler votre refus à France Travail dans le mois. Deux refus en 12 mois peuvent entraîner la perte de l'allocation chômage. Refuser un CDI équivalent prive aussi de l'indemnité de fin de contrat. Voir les règles du contrat à durée indéterminée.
Salaire brut, salaire net et SMIC
Comment passer d'un salaire brut à un salaire net en 2026 ?
Sous 4 005 € brut par mois, les retenues légales d'un salarié du privé représentent 20,84 % du brut (20,86 % pour un cadre) : multipliez le brut par 0,7916 pour obtenir le net avant impôt, hors mutuelle. Les anciennes règles des 22 ou 25 % sont dépassées. Repères pour un non-cadre :
| Brut mensuel | Net avant impôt |
|---|---|
| 1 500 € | 1 187 € |
| 1 800 € | 1 425 € |
| 2 000 € | 1 583 € |
| 2 500 € | 1 979 € |
| 3 000 € | 2 375 € |
Tous les montants de 1 500 à 4 000 € figurent dans le simulateur et le tableau brut / net 2026.
Quel est le montant du SMIC en 2026 ?
12,31 € brut de l'heure depuis le 1er juin 2026, soit 1 867,02 € brut et environ 1 477,93 € net par mois pour 35 heures. Il était de 12,02 € de janvier à mai 2026, avant un relèvement automatique de 2,41 % lié à la hausse des prix. Il est de 9,56 € à Mayotte. Voir le guide du SMIC.
Quand le SMIC augmente, les autres salaires augmentent-ils aussi ?
Pas automatiquement. L'employeur doit relever les salaires qui passent sous le nouveau SMIC, qui s'impose pour tout salarié majeur, et un minimum conventionnel inférieur au SMIC cède la place à celui-ci. Mais le Code du travail interdit d'indexer les salaires conventionnels sur le SMIC (article L3231-3) : les autres salaires dépendent des négociations ou de l'employeur. Vérifiez les minima de votre convention collective.
Quelle différence entre le SMIG et le SMIC ?
Le SMIG, salaire minimum interprofessionnel garanti, date de 1950. La loi du 2 janvier 1970 l'a remplacé par le SMIC, salaire minimum « de croissance », et par le minimum garanti (4,35 € depuis le 1er juin 2026). Le SMIG suivait les prix ; le SMIC tient aussi compte des salaires, pour ne pas décrocher du salaire moyen. Voir le SMIC en 2026.
Comment sont payées les heures supplémentaires ?
À défaut d'accord, elles sont majorées de 25 % de la 36e à la 43e heure, puis de 50 % au-delà ; un accord peut prévoir moins, sans descendre sous 10 %. Le contingent annuel est de 220 heures par défaut. Elles bénéficient d'une réduction de cotisations salariales et sont exonérées d'impôt dans la limite de 7 500 € nets par an. Voir le guide des heures supplémentaires.
APL, prime d'activité et aides au logement
Qui peut toucher l'APL ?
Les locataires, les colocataires et les sous-locataires de moins de 30 ans déclarés au propriétaire, pour une résidence principale en France, décente et conventionnée, comme la plupart des HLM. Le montant dépend du foyer, de ses ressources des 12 derniers mois, actualisées tous les 3 mois, de son patrimoine et du loyer. La demande se fait en ligne à la Caf, ou à la MSA, et l'aide est souvent versée au bailleur. Testez vos droits avec la simulation APL.
APL, ALF ou ALS : quelle différence ?
Elles ne se cumulent pas et se calculent de la même façon ; seules les conditions changent. L'APL dépend du logement, qui doit être conventionné. L'ALF dépend de la famille : enfant ou proche à charge, couple marié depuis moins de 5 ans, femme enceinte vivant seule. L'ALS couvre les autres cas, par exemple une personne seule sans enfant dans un logement non conventionné. Voir le simulateur d'aide au logement.
Un salarié peut-il toucher la prime d'activité ?
Oui, si ses revenus d'activité sont modestes, s'il a au moins 18 ans et réside en France de façon stable. Le calcul part d'un forfait de 638,28 € pour une personne seule (depuis le 1er avril 2026), plus 59,85 % des revenus d'activité et une bonification jusqu'à 240,63 €, moins les ressources du foyer. Demandée à la Caf ou à la MSA, elle n'est pas imposable. Voir la prime d'activité.
Vie au travail : période d'essai, congés, maladie
Combien de temps dure la période d'essai ?
En CDI, 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 4 mois pour les cadres. Un seul renouvellement est possible, soit 4, 6 ou 8 mois au total, si un accord de branche étendu le prévoit, si le contrat le mentionne et si vous l'acceptez par écrit. Un délai de prévenance s'applique en cas de rupture. Voir la période d'essai.
Combien de jours de congés payés acquiert-on ?
2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours (cinq semaines) par période de référence. Depuis le 24 avril 2024, un arrêt maladie non professionnel en ouvre aussi 2 par mois, dans la limite de 24 jours par an, et un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle 2,5. Les congés non pris à cause d'un arrêt peuvent être reportés pendant 15 mois. Voir le guide des congés.
Comment est indemnisé un arrêt maladie ?
Après 3 jours de carence, l'Assurance maladie verse 50 % du salaire journalier de base, calculé sur les 3 derniers mois dans la limite de 1,4 SMIC : 42,97 € brut par jour au maximum depuis le 1er juillet 2026. Un accord collectif peut prévoir un maintien de salaire. Depuis le 1er septembre 2026, un arrêt initial est limité à 31 jours et chaque prolongation à 62 jours, sauf justification médicale. Voir l'arrêt maladie.
Faut-il travailler les jours fériés ?
Seul le 1er mai est obligatoirement chômé ; travaillé, il est payé double. Les dix autres jours fériés sont chômés si un accord ou l'employeur le prévoit, sinon ce sont des jours ordinaires. Un jour férié chômé est payé dès 3 mois d'ancienneté, et celui qui tombe un week-end ne donne pas de repos en plus, sauf règle plus favorable. Voir le calendrier des jours fériés 2026.
Quelle prime à la fin d'un CDD ?
Au moins 10 % de la rémunération brute totale, ou 6 % si un accord collectif offre en échange un accès privilégié à la formation. Elle n'est pas due en cas d'embauche en CDI, de refus d'un CDI équivalent, de faute grave, de CDD d'usage ou saisonnier, ou d'emploi étudiant pendant les vacances. Pour 12 000 € brut perçus, elle atteint au moins 1 200 €. Voir le guide du CDD.
Ce qui change en 2027 et 2028
Voici ce qui est déjà programmé, et ce qui n'est encore qu'en projet.
Les indemnités de rupture seront-elles davantage taxées en 2027 ?
Rien n'est voté. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027, déposé le 1er octobre 2026, ramènerait de 2 à 1 PASS la limite d'exonération de cotisations et de CSG des indemnités de licenciement, de rupture conventionnelle et de transaction, pour les ruptures à partir du 1er janvier 2027. La contribution patronale de 40 % ne changerait pas. La page indemnité de rupture conventionnelle sera mise à jour après le vote.
Quels montants pour le SMIC et le PASS en 2027 ?
Le SMIC sera revalorisé au 1er janvier 2027 selon la formule légale, qui combine l'inflation des 20 % de ménages les plus modestes et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire moyen des ouvriers et employés ; son montant sera fixé par décret. Le PASS 2027 a été annoncé à 48 900 € (4 075 € par mois), mais l'arrêté n'est pas encore publié. Voir le guide du SMIC.
Les règles du chômage vont-elles changer d'ici 2028 ?
Elles découlent de la convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024, applicable du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2028, date à laquelle elle expire de plein droit. Elle a déjà été modifiée, notamment pour plafonner l'indemnisation après une rupture conventionnelle depuis le 1er septembre 2026. Certains paramètres, comme le diviseur du différé spécifique, sont actualisés chaque année. Voir le droit au chômage.
Les titres-restaurant serviront-ils encore à faire les courses en 2027 ?
Jusqu'au 31 décembre 2026, ils permettent d'acheter tout produit alimentaire, directement consommable ou non, dans la limite de 25 € par jour. À la date de cette mise à jour, aucun texte adopté ne prolonge cette possibilité en 2027. Ils restent inutilisables le dimanche et les jours fériés, sauf pour les salariés qui travaillent ces jours-là. Voir les tickets restaurant.
Quel âge de départ à la retraite en 2027 et 2028 ?
Avec la suspension de la réforme au 1er septembre 2026, l'âge légal dépend de l'année de naissance : 62 ans et 9 mois (170 trimestres) pour les personnes nées en 1964 ou de janvier à mars 1965, qui l'atteignent entre octobre 2026 et décembre 2027 ; 63 ans (171 trimestres) pour celles nées d'avril à décembre 1965, soit d'avril à décembre 2028. L'âge de 64 ans ne concerne que les générations nées à partir de 1969. Voir comment calculer sa retraite.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une rupture conventionnelle ?
Comptez au moins cinq semaines entre la signature de la convention et la fin du contrat : 15 jours calendaires de rétractation, puis 15 jours ouvrables d'instruction de la demande d'homologation déposée sur TéléRC. Le contrat prend fin au plus tôt le lendemain de l'homologation, à la date prévue dans la convention, sans préavis. Le salarié et l'employeur peuvent convenir d'une date de départ plus tardive.
Quel est le montant minimum de l'indemnité de rupture conventionnelle en 2026 ?
Au moins l'indemnité légale de licenciement, ou l'indemnité conventionnelle si elle est plus élevée : 1/4 de mois de salaire brut par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà, sans ancienneté minimale. Pour un salaire de référence de 2 500 € et 6 ans d'ancienneté, le minimum est de 3 750 €. Ce montant peut être négocié à la hausse avec l'employeur.
A-t-on droit au chômage après une rupture conventionnelle ?
Oui, si vous avez travaillé au moins 130 jours ou 910 heures sur les 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans) et que vous vous inscrivez à France Travail dans les 12 mois. Pour un contrat qui prend fin depuis le 1er septembre 2026, l'indemnisation dure au maximum 15 mois avant 55 ans et 20,5 mois ensuite. Une indemnité supérieure au minimum légal retarde le premier versement.
Peut-on toucher le chômage après une démission ?
Seulement dans certains cas : démission jugée légitime par France Travail (suivi du conjoint, violences conjugales, salaires impayés, nouvel emploi quitté après moins de 65 jours travaillés…) ou démission pour un projet de reconversion ou de création d'entreprise reconnu par Transitions Pro avant le départ. À défaut, un réexamen est possible après 121 jours de chômage, et de nouveaux droits peuvent s'ouvrir si vous retravaillez au moins 65 jours.
Combien fait un salaire brut en net en 2026 ?
Pour un salarié du privé payé moins de 4 005 € brut par mois, les retenues légales représentent 20,84 % du brut (20,86 % pour un cadre). 2 000 € brut donnent ainsi 1 583,19 € net avant impôt, 2 500 € brut 1 978,99 € et 3 000 € brut 2 374,79 €, hors mutuelle et prévoyance. Le prélèvement à la source se calcule ensuite sur le net imposable.
Quel est le montant du SMIC en 2026 ?
Depuis le 1er juin 2026, le SMIC horaire brut est de 12,31 €, soit 1 867,02 € brut et environ 1 477,93 € net par mois pour 35 heures par semaine. Il était de 12,02 € de l'heure du 1er janvier au 31 mai 2026 et a été relevé automatiquement de 2,41 % après la hausse des prix. La prochaine revalorisation est prévue au 1er janvier 2027.
Que se passe-t-il en cas d'abandon de poste ?
Depuis le 19 avril 2023, le salarié qui ne reprend pas son poste après une mise en demeure lui laissant au moins 15 jours est présumé démissionnaire, sauf motif légitime (raison médicale, droit de retrait, grève…). Il n'a alors droit ni à l'indemnité de licenciement ni, en principe, à l'allocation chômage. Il peut contester cette présomption devant le conseil de prud'hommes.
Quel est le préavis en cas de démission ?
Aucune durée légale générale ne s'applique : le préavis est fixé par la convention collective, le contrat de travail ou, à défaut, les usages. Il commence le jour où l'employeur est informé de la démission. Vous pouvez demander à en être dispensé : si l'employeur accepte, il ne vous doit pas d'indemnité ; s'il vous dispense de lui-même, il vous verse une indemnité compensatrice.
Sources officielles
- Service-Public — Rupture conventionnelle d'un salarié du secteur privé
- Service-Public — Allocation chômage en cas de démission
- Unédic — Assurance chômage : ce qui change le 1er septembre 2026
- Service-Public — Licenciement pour faute simple, grave ou lourde
- Légifrance — Article L1237-1-1 du Code du travail (abandon de poste)
- Service-Public — Montant du Smic
Ces informations sont générales et mises à jour à partir des sources officielles. Elles ne remplacent pas l'avis d'un avocat, d'un juriste ou de votre service RH, notamment si votre convention collective prévoit des règles particulières.