Repère SalariéLe guide des droits du salarié

Contrat d'apprentissage en 2026 : âge, durée, salaire de l'apprenti, aides et rupture

Mis à jour le 25 octobre 2026Lecture : 12 min

Le contrat d'apprentissage est un vrai contrat de travail, qui alterne formation dans un centre de formation d'apprentis (CFA) et travail en entreprise. Il s'adresse en principe aux jeunes de 16 à 29 ans révolus et dure de 6 mois à 3 ans, à moins d'être conclu en CDI. En 2026, l'apprenti perçoit au moins 27 % à 100 % du Smic selon son âge et son année de formation, soit de 504,09 € à 1 867,02 € brut par mois.

L'essentiel

  • De 16 à 29 ans révolus, avec des exceptions : dès 15 ans après la 3e, jusqu'à 35 ans révolus dans certains cas, sans limite d'âge pour un travailleur handicapé ou un projet de création d'entreprise.
  • Salaire minimum en 2026 : de 27 % du Smic (504,09 € brut) pour un apprenti de 16-17 ans en 1re année à 100 % du Smic (1 867,02 €) à partir de 26 ans.
  • Au moins 25 % du temps au CFA, formation gratuite pour l'apprenti, et 5 jours de congé payé pour préparer l'examen.
  • Rupture libre pendant les 45 premiers jours en entreprise ; ensuite, accord écrit, passage par le médiateur ou motif prévu par la loi. La rupture conventionnelle est exclue.
  • Aide à l'employeur : jusqu'à 5 000 € pour la 1re année dans une entreprise de moins de 250 salariés (diplôme de niveau bac au plus), 6 000 € pour un apprenti handicapé.

Le contrat d'apprentissage : un contrat de travail en alternance

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail écrit, conclu entre un employeur et un apprenti (ou son représentant légal s'il est mineur). Il permet de préparer un diplôme ou un titre professionnel enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) en alternant deux lieux : un centre de formation d'apprentis (CFA), qui assure l'enseignement théorique, et l'entreprise, où l'apprenti apprend le métier aux côtés d'un maître d'apprentissage. Tous les niveaux sont accessibles, du CAP au master ou au diplôme d'ingénieur, dans le secteur privé comme dans le secteur public.

Le Code du travail le précise : la formation est gratuite pour l'apprenti et pour son représentant légal.

Le contrat prend l'une de deux formes :

  • un contrat à durée limitée (CDL), de 6 mois à 3 ans, comparable à un CDD calé sur le cycle de formation ;
  • un CDI qui commence par une période d'apprentissage, à l'issue de laquelle la relation de travail se poursuit normalement.

Dans les deux cas, l'apprenti est un salarié à part entière. Il bénéficie de la convention collective, des accords d'entreprise et des usages, comme ses collègues, et il peut voter et se présenter aux élections des représentants du personnel s'il en remplit les conditions. Pour situer l'apprentissage parmi les autres formules, consultez notre comparatif des contrats de travail.

Qui peut devenir apprenti en 2026 ?

Le principe : il faut avoir entre 16 et 29 ans révolus, c'est-à-dire jusqu'à la veille de ses 30 ans. La loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », appliquée depuis 2019, a repoussé cette limite, qui était auparavant de 25 ans. Plusieurs exceptions existent.

Avant 16 ans

Un jeune de 15 ans peut signer un contrat d'apprentissage s'il a terminé sa classe de 3e. Un jeune qui atteint 15 ans entre la rentrée scolaire et la fin de l'année civile peut aussi commencer, sous conditions : avoir achevé la 3e, être inscrit sous statut scolaire en lycée professionnel ou en CFA et suivre une formation menant à un diplôme enregistré au RNCP.

Jusqu'à 35 ans révolus

La limite passe à 35 ans révolus (36 ans moins un jour) dans trois cas, à condition qu'il ne s'écoule pas plus d'un an entre les deux contrats :

  • un nouveau contrat pour préparer un diplôme de niveau supérieur à celui déjà obtenu ;
  • un contrat précédent rompu pour une raison indépendante de la volonté de l'apprenti ;
  • un contrat précédent rompu pour inaptitude physique temporaire.

Sans limite d'âge

Aucune limite d'âge ne s'applique à un travailleur handicapé, à une personne qui prépare un diplôme nécessaire à son projet de création ou de reprise d'entreprise, à un sportif de haut niveau, ni à l'apprenti qui repasse son examen après un échec en signant avec un nouvel employeur.

Signer le contrat : formalités, durée et formation au CFA

Trouver une entreprise

C'est à l'apprenti de trouver son employeur, souvent avec l'aide de son CFA, qui connaît les entreprises qui recrutent. La plateforme publique La bonne alternance recense des offres et des entreprises susceptibles de recruter, et les missions locales accompagnent les jeunes dans leurs recherches. Commencer ses recherches plusieurs mois avant la rentrée laisse le temps d'envoyer des candidatures spontanées : notre modèle de lettre de motivation pour une alternance peut vous y aider.

Les formalités

Le contrat est établi sur le formulaire cerfa n° 10103. L'employeur le transmet, avec la convention de formation conclue avec le CFA, à son opérateur de compétences (OPCO) dans les 5 jours ouvrables qui suivent le début du contrat. L'OPCO dispose de 20 jours pour statuer. Cette transmission est gratuite et peut se faire en ligne.

Le maître d'apprentissage est un salarié majeur et volontaire de l'entreprise (ou l'employeur lui-même). Il doit avoir un diplôme du même domaine que celui préparé et 1 an de pratique professionnelle, ou, à défaut de diplôme, 2 ans de pratique. Il peut suivre en même temps 2 apprentis et 1 apprenti qui redouble.

Durée du contrat et temps en CFA

  • En CDL, le contrat dure de 6 mois à 3 ans. Sa durée correspond en principe au cycle de formation, mais une convention entre le CFA, l'employeur et l'apprenti peut la réduire ou l'allonger selon les compétences déjà acquises.
  • Elle peut aller jusqu'à 4 ans pour un travailleur handicapé ou un sportif de haut niveau.
  • En cas d'échec à l'examen, le contrat peut être prolongé d'1 an au plus, par accord entre l'apprenti, l'employeur et le CFA.
  • L'apprenti doit entrer en formation dans les 3 mois qui suivent le début du contrat, et le temps passé au CFA représente au moins 25 % de la durée totale du contrat. Une partie de la formation peut être suivie à distance.

Une période de mobilité à l'étranger est possible, pendant 1 an au maximum et sans dépasser la moitié de la durée du contrat. Elle passe par une convention entre l'apprenti, l'employeur, le CFA et la structure d'accueil.

Le salaire minimum de l'apprenti en 2026

L'apprenti perçoit un salaire minimum fixé en pourcentage du Smic, qui dépend de son âge et de son année de formation. Depuis le 1er juin 2026, le Smic est de 12,31 € brut de l'heure, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures (voir notre page sur le Smic). Les montants ci-dessous sont ceux publiés par Service-Public sur cette base.

Année de contrat16-17 ans18-20 ans21-25 ans26 ans et plus
1re année27 % : 504,09 €43 % : 802,82 €53 % : 989,52 €100 % : 1 867,02 €
2e année39 % : 728,14 €51 % : 952,18 €61 % : 1 138,88 €100 % : 1 867,02 €
3e année55 % : 1 026,86 €67 % : 1 250,90 €78 % : 1 456,27 €100 % : 1 867,02 €

Montants bruts mensuels minimum pour 35 heures par semaine, en vigueur depuis le 1er juin 2026. Source : Service-Public, fiche « Contrat d'apprentissage », vérifiée le 8 septembre 2026.

Quelques règles complètent cette grille :

  • À partir de 21 ans, le pourcentage s'applique au Smic ou au salaire minimum prévu par la convention collective pour l'emploi occupé, si ce dernier est plus élevé. À partir de 26 ans, l'apprenti touche le plus élevé des deux montants.
  • Un apprenti de moins de 16 ans est payé comme un apprenti de 16-17 ans.
  • Le passage à une nouvelle tranche d'âge prend effet le 1er jour du mois qui suit l'anniversaire.
  • Une licence professionnelle préparée en 1 an est rémunérée au taux de 2e année.
  • Le salaire est majoré de 15 points pour un contrat d'1 an au plus qui prépare un diplôme de même niveau que celui déjà obtenu, dans une qualification en lien direct.
  • Un apprenti qui signe un nouveau contrat après avoir obtenu son diplôme garde au moins la rémunération de la dernière année de son contrat précédent.
  • Les avantages en nature (nourriture, logement) peuvent être déduits du salaire dans la limite de 75 % de celui-ci.

Exemple (hypothèse). Prenons un apprenti de 20 ans en 2e année, dont la convention collective ne prévoit pas de minimum plus favorable. Il perçoit au moins 51 % du Smic, soit 952,18 € brut par mois. S'il fête ses 21 ans en mars, il passe à 61 % du Smic à partir du 1er avril, soit 1 138,88 € brut.

Cotisations, CSG et impôt sur le revenu

Le régime social de l'apprenti dépend de la date de début de son contrat :

  • contrat commencé depuis le 1er mars 2025 : pas de cotisations salariales sur la part du salaire qui ne dépasse pas 50 % du Smic, soit 933,51 € par mois, et pas de CSG ni de CRDS dans la même limite ;
  • contrat commencé au plus tard le 28 février 2025 : pas de cotisations salariales dans la limite de 79 % du Smic (1 475 €) et exonération totale de CSG et de CRDS.

Dans les deux cas, le salaire d'apprenti n'est pas imposable dans la limite du montant annuel du Smic. Pour passer du brut au net sur la part qui dépasse le seuil, utilisez notre simulateur de salaire brut en net.

Temps de travail, congés et droits de l'apprenti

L'apprenti suit les horaires collectifs de l'entreprise, et le temps passé au CFA compte comme du temps de travail effectif. Les heures supplémentaires sont payées selon les règles applicables aux autres salariés, et ses frais de transport sont pris en charge dans les mêmes conditions.

Règles particulières pour les apprentis mineurs

  • 35 heures par semaine et 8 heures par jour au maximum ; dans le bâtiment, les travaux publics et les travaux paysagers, 40 heures par semaine et 10 heures par jour sont possibles selon l'organisation collective du travail ;
  • 2 jours de repos consécutifs par semaine ;
  • une pause de 30 minutes après 4 h 30 de travail continu ;
  • pas de travail de nuit (de 22 h à 6 h entre 16 et 18 ans, de 20 h à 6 h avant 16 ans), sauf dérogation ;
  • pas de travail les jours fériés, et pas de travail le dimanche hors secteurs autorisés ;
  • des heures supplémentaires seulement à titre exceptionnel, 5 heures par semaine au plus, avec l'accord de l'inspecteur du travail et l'avis du médecin du travail.

Congés

  • 5 semaines de congés payés par an, comme tout salarié (voir vos droits aux congés) ;
  • 5 jours ouvrables de congé pour préparer l'examen, pris dans le mois qui le précède, payés et ajoutés aux congés payés ;
  • jusqu'à 30 jours ouvrables de congés supplémentaires sans solde par an pour l'apprenti de moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente ;
  • les congés de maternité, de paternité, de naissance et pour événements familiaux, ainsi qu'un jour d'absence sans perte de salaire pour la journée défense et citoyenneté.

Santé et sécurité

L'apprenti passe une visite d'information et de prévention dans les 2 mois qui suivent l'embauche, et avant l'embauche s'il est mineur ou travaille de nuit (voir la visite médicale). Un examen d'aptitude est requis avant toute affectation à des travaux réglementés. En cas de risque sérieux pour sa santé ou son intégrité, l'inspecteur du travail peut proposer de suspendre le contrat : le salaire est alors maintenu.

Rompre un contrat d'apprentissage

Les règles changent après les 45 premiers jours de formation pratique en entreprise, consécutifs ou non. Pendant cette période, l'employeur comme l'apprenti peuvent rompre le contrat par écrit, sans motif ni indemnité.

Passé ce délai, la rupture n'est possible que dans les cas suivants, toujours par écrit :

  • d'un commun accord entre l'employeur et l'apprenti ;
  • à l'initiative de l'apprenti : il doit d'abord saisir le médiateur de l'apprentissage, désigné par la chambre consulaire (CCI, chambre de métiers et de l'artisanat ou chambre d'agriculture selon le secteur). Il informe ensuite son employeur, au plus tôt 5 jours calendaires après cette saisine, et la rupture intervient au plus tôt 7 jours calendaires après cette information. L'accord du médiateur n'est pas exigé ;
  • en cas d'obtention anticipée du diplôme : l'apprenti prévient son employeur par écrit 1 mois à l'avance, et la rupture ne peut pas intervenir avant le lendemain de la publication des résultats ;
  • à l'initiative de l'employeur, pour faute grave, inaptitude, force majeure ou exclusion définitive du CFA, selon la procédure du licenciement pour motif personnel ;
  • au décès de l'employeur maître d'apprentissage dans une entreprise unipersonnelle ;
  • en cas de liquidation judiciaire : le liquidateur peut rompre le contrat, et l'apprenti a droit à une indemnité au moins égale aux salaires qu'il aurait perçus jusqu'au terme.
Pas de rupture conventionnelle : la rupture conventionnelle est réservée aux CDI de droit commun et exclue pour l'apprentissage. Après les 45 premiers jours, la voie amiable est la rupture d'un commun accord, constatée par écrit.

Le médiateur peut aussi être saisi à tout moment en cas de désaccord sur l'exécution du contrat (horaires, salaire, congés). Il ne tranche pas le litige : il cherche une solution amiable. Si le désaccord persiste, le conseil de prud'hommes reste compétent. Dans tous les cas, l'employeur informe sans délai l'OPCO de la rupture. Si l'apprenti n'a pas trouvé de nouvel employeur, il peut poursuivre sa formation au CFA pendant 6 mois, avec le statut de stagiaire de la formation professionnelle.

Fin du contrat : embauche, documents et chômage

À la fin du contrat, l'employeur remet le certificat de travail, l'attestation France Travail, le reçu pour solde de tout compte et, le cas échéant, l'état récapitulatif de l'épargne salariale.

Si l'entreprise vous embauche à l'issue de l'apprentissage, aucune période d'essai ne peut vous être imposée, sauf clause contraire de la convention collective. La durée de l'apprentissage compte pour le calcul de votre rémunération et de votre ancienneté.

Si vous cherchez un emploi, la fin du contrat ouvre droit à l'assurance chômage, comme une fin de CDD. Selon l'Unédic, c'est aussi le cas d'une rupture par l'employeur, pendant ou après les 45 premiers jours, et d'une rupture d'un commun accord après ces 45 jours. Il faut avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois. Si vous retrouvez ensuite un emploi d'au moins 4 mois, un droit d'option permet, sous conditions, d'être indemnisé sur la base de ce nouvel emploi, souvent mieux payé. Le détail figure dans notre guide des allocations chômage.

Les aides à l'embauche d'un apprenti en 2026

L'employeur peut percevoir une aide pour la 1re année du contrat, versée chaque mois et proratisée si le contrat dure moins d'un an. Elle ne peut pas être perçue deux fois pour le même apprenti et la même certification. Ses montants ont changé deux fois en 2026.

Contrat concluEntreprise de moins de 250 salariésEntreprise de 250 salariés ou plus
Du 1er janvier au 7 mars 20265 000 € au maximum, pour un diplôme de niveau bac au plusAucune aide
Depuis le 8 mars 2026 : diplôme de niveau bac au plus (niveau 4)5 000 € (aide unique)2 000 €
Depuis le 8 mars 2026 : niveau bac + 2 (niveau 5)4 500 € (aide exceptionnelle)1 500 €
Depuis le 8 mars 2026 : niveau supérieur, jusqu'au niveau 7 (master, ingénieur)2 000 € (aide exceptionnelle)750 €

Pour un apprenti en situation de handicap, l'aide atteint 6 000 € au maximum, quelle que soit la taille de l'entreprise. L'aide exceptionnelle est temporaire : elle vise les contrats conclus à partir du 8 mars 2026 et qui commencent avant le 1er janvier 2027. Les entreprises de 250 salariés ou plus doivent en outre atteindre un objectif d'emploi d'alternants ou de contrats d'insertion. Source : Entreprendre.Service-Public, fiche vérifiée le 22 juillet 2026.

Ces aides concernent l'employeur et ne modifient ni votre salaire ni vos droits. À l'inverse, depuis le 1er juillet 2025, l'employeur participe au coût de certaines formations de niveau bac + 3 et plus : cette charge ne peut pas vous être répercutée, puisque la formation est gratuite pour l'apprenti.

Ce qui change en 2027

  • Salaire : le Smic applicable au 1er janvier 2027 n'est pas encore connu ; il sera fixé par décret en fin d'année 2026. Les pourcentages de la grille ne changent pas, mais les montants en euros seront recalculés sur ce nouveau Smic.
  • Aide exceptionnelle : elle ne vise que les contrats qui commencent avant le 1er janvier 2027. Au 25 octobre 2026, aucun texte ne la prolonge. L'aide unique, réservée aux entreprises de moins de 250 salariés pour les diplômes de niveau bac au plus, n'a pas de date de fin.
  • Grandes entreprises : pour les employeurs de 250 salariés ou plus, l'atteinte de l'objectif d'alternants est appréciée au 31 décembre 2027.

Questions fréquentes

Quel est le salaire d'un apprenti en 2026 ?

Il dépend de l'âge et de l'année de contrat. Depuis le 1er juin 2026, il va de 504,09 € brut par mois (27 % du Smic, 16-17 ans en 1re année) à 1 456,27 € (78 % du Smic, 21-25 ans en 3e année). À partir de 26 ans, l'apprenti touche au moins le Smic, soit 1 867,02 €, ou le minimum conventionnel s'il est plus élevé. Dès 21 ans, le pourcentage s'applique au minimum conventionnel lorsqu'il dépasse le Smic.

Un apprenti paie-t-il des cotisations et de l'impôt ?

Pour un contrat commencé depuis le 1er mars 2025, aucune cotisation salariale ni CSG-CRDS n'est due sur la part du salaire qui ne dépasse pas 50 % du Smic, soit 933,51 € par mois ; au-delà, elles s'appliquent. Pour un contrat plus ancien, l'exonération va jusqu'à 79 % du Smic et la CSG-CRDS n'est pas due. Le salaire d'apprenti n'est pas imposable dans la limite du montant annuel du Smic.

Peut-on faire une rupture conventionnelle pendant un apprentissage ?

Non. La rupture conventionnelle est réservée aux CDI de droit commun et ne s'applique pas au contrat d'apprentissage. Pendant les 45 premiers jours de formation pratique en entreprise, chacun peut rompre librement par écrit. Ensuite, la solution amiable est la rupture d'un commun accord, signée par l'employeur et l'apprenti, puis notifiée à l'OPCO. Elle ouvre droit à l'assurance chômage si les conditions sont remplies.

Comment démissionner d'un contrat d'apprentissage ?

Après les 45 premiers jours en entreprise, l'apprenti doit d'abord saisir le médiateur de l'apprentissage de la chambre consulaire compétente. Il informe ensuite son employeur de sa décision, au plus tôt 5 jours calendaires après cette saisine. La rupture intervient au plus tôt 7 jours calendaires après cette information. Le médiateur n'a pas à donner son accord. Si l'apprenti est mineur, son représentant légal saisit le médiateur.

Jusqu'à quel âge peut-on signer un contrat d'apprentissage ?

En principe jusqu'à 29 ans révolus, soit la veille de ses 30 ans. La limite passe à 35 ans révolus pour préparer un diplôme supérieur ou après un contrat rompu pour une raison indépendante de votre volonté ou pour inaptitude temporaire, si moins d'un an sépare les deux contrats. Il n'y a pas de limite pour un travailleur handicapé, un sportif de haut niveau ou un projet de création d'entreprise.

L'apprenti a-t-il droit au chômage à la fin de son contrat ?

Oui, s'il remplit les conditions habituelles : avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures au cours des 24 derniers mois et s'inscrire à France Travail. La fin du contrat à son terme ouvre droit à l'allocation, tout comme une rupture par l'employeur ou d'un commun accord après les 45 premiers jours. L'allocation est calculée sur le salaire d'apprenti, d'où l'intérêt du droit d'option en cas de nouvel emploi.

Quelle aide l'employeur touche-t-il pour un apprenti en 2026 ?

Pour un contrat conclu depuis le 8 mars 2026, une entreprise de moins de 250 salariés reçoit 5 000 € pour un diplôme de niveau bac au plus, 4 500 € pour un bac + 2 et 2 000 € au-delà, jusqu'au master. Au-delà de 250 salariés, l'aide est de 2 000 €, 1 500 € ou 750 €, sous condition d'objectif d'alternants. Elle porte sur la 1re année et monte à 6 000 € pour un apprenti handicapé.

Sources officielles

Ces informations sont générales et mises à jour à partir des sources officielles. Elles ne remplacent pas l'avis d'un avocat, d'un juriste ou de votre service RH, notamment si votre convention collective prévoit des règles particulières.