14/10/2021 Nico

De nos jours, il existe un certain nombre d’applications qui permettent de trouver du travail. Ces outils offrent la possibilité d’utiliser certaines fonctionnalités et interfaces adaptées au profil des candidats.

Entre la recherche d’un emploi approprié, la création d’une lettre de motivation et d’un CV personnalisé, le parcours pour dénicher un emploi se révèle parfois laborieux. Pour le rendre plus fluide, il existe des applications qui peuvent être utilisées comme de véritables outils. Découvrez celles qui offrent la possibilité de vérifier à tout moment les offres sur le Smartphone ou tablette.

Indeed

Depuis sa parution, Indeed a réussi à devenir l’un des sites de recrutement les plus performants. Ce dernier recense chaque jour de nombreuses offres sur la toile. Pour postuler à un travail, il est possible de se servir du profil qui a été enregistré sur le logiciel. Il peut s’agir d’un compte existant ou dédié.

En utilisant l’application sur un smartphone ou une tablette, trouver un travail sera plus facile. En effet, Indeed offre la possibilité de soumettre la candidature et de faire un suivi en temps réel des différentes demandes enregistrées. Il suffit d’activer les notifications pour ne pas manquer les offres répondant aux critères définis.

LinkedIn

Linkedin constitue le plus grand réseau social destiné aux professionnels. Utilisé largement par les entreprises, il rassemble désormais environ 100 millions de membres à travers le monde. Son interface intuitive permet de présenter le CV afin de se faire remarquer par des employeurs ou de publier des offres d’emploi.

Disponible sur Mac et PC, il fonctionne aussi en tant qu’application mobile adaptée à tous les types de systèmes d’exploitation. La solution reste gratuite, à l’exception d’un abonnement Premium dont la tarification varie en fonction du profil adopté, demandeur ou recruteur.

Shapr

Shapr est une application permettant de trouver un travail et de faire de nouvelles connaissances. Après une inscription, il faut définir au préalable le profil pour être mis en relation avec les internautes qui pourraient éventuellement matcher professionnellement. Si le profil proposé correspond aux attentes, il suffit de le signaler pour que l’application puisse indiquer la compatibilité.

En revanche, si le profil proposé par la plateforme ne suscite pas ou peu d’intérêt, il suffit de le « balayer ». Shapr Plus dispose d’une solution payante, mais plus complète. Elle se consulte de la même manière que les versions « Basic » sous iOS et sous Android sous peu.

Cityhour

Comme les autres applications mentionnées plus haut, Cityhour fonctionne sur iOS. Avec une interface utilisateur conviviale, Cityhour facilite la prise de rendez-vous avec des professionnels correspondants. Pour cela il suffit de faire une recherche ou de consulter la géolocalisation via le smartphone.

Sa facilité d’utilisation forme le point fort de cette application, ce qui permet de trouver un travail rapidement. Cette plateforme constitue un excellent complément au  site de recrutement en ligne Indeed.

Le Bon Coin

Le Bon Coin est accessible gratuitement depuis une tablette ou un smartphone. Pour trouver un travail, cette application permet de trier les offres en fonction de divers critères, notamment la nature du poste, le lieu et les horaires de travail ainsi que le statut.

Par ailleurs, il permet de faire une estimation du temps nécessaire au déplacement pour chaque emploi. Il faut noter que les notifications par e-mail sont un moyen de rester informé de la parution de certaines offres intéressantes.

08/10/2021 Nico

Vous envisagez une reconversion professionnelle, mais vous craignez que cela soit mission impossible. Pas de diplôme, « trop vieux », de l’expérience que dans votre domaine, pas assez d’argent… Les obstacles sont nombreux quand il s’agit de bousculer sa vie professionnelle et de changer de métier. Pourtant, il existe une méthode applicable pour venir écarter toutes les raisons qui justifieraient cette impossibilité de vous reconvertir. La voici en 5 étapes !

1. Faites le point sur votre situation professionnelle

Avant tout, le projet d’une reconversion professionnelle doit être motivé. Assurez-vous de vous poser toutes les bonnes questions avant de vous lancer : êtes-vous à ce point-là insatisfait dans votre vie professionnelle actuelle ? Êtes-vous prêt à changer de vie, d’environnement, voire parfois de ville pour aller travailler ? Pensez-vous que vous serez en mesure d’avoir l’énergie nécessaire pour accomplir toutes les étapes de transition nécessaires ?

Ce premier point sur votre situation professionnelle, vous êtes le seul à pouvoir le faire. Bien sûr, discutez-en avec votre entourage (collègues, famille) si vous avez des doutes. L’objectif est de clarifier vos envies avant d’entamer quoi que ce soit.

2. Recherchez les dispositifs d’aide à la reconversion

Si vous êtes convaincu de vouloir faire une reconversion professionnelle, vous devez désormais connaître vos droits. En France, il existe pléthore de moyens et de dispositifs d’aide à la reconversion.

Le CPF, le CPF de transition professionnelle, l’abondement du CPF par Pôle Emploi ou l’employeur, l’AIF, les bourses de la Région, le dispositif Démissionnaire… Selon votre situation professionnelle, et votre niveau de qualification, vous pouvez obtenir des financements partiels ou complets pour suivre une formation.

Avant tout, et notamment si vous n’êtes pas sûr du domaine d’activité dans lequel vous souhaiteriez vous lancer, nous vous recommandons de faire un bilan de compétences.

3. Faites un bilan de compétences

Le bilan de compétences n’est pas une simple méthode RH qui consiste à réaliser des questionnaires pour en savoir plus sur son profil professionnel. En réalité, l’accompagnement par un consultant spécialisé dans la gestion de carrière va plus loin.

Grâce au bilan de compétences, vous saurez exactement dans quelle mesure vos compétences acquises au titre de votre activité seront transférables dans un autre domaine. En fonction de ce que vous aimez, et de que ce que vous savez faire le mieux, un projet professionnel se dessinera à mesure des entretiens. Rapprochez-vous d’un cabinet expert des ressources humaines comme ABACUS pour en savoir plus.

4. Suivez une formation qualifiante ou certifiante

À l’issue de votre bilan de compétences, il sera peut-être décidé qu’une formation qualifiante ou certifiante est nécessaire pour appuyer votre reconversion professionnelle.

Il existe en France des milliers de formation pour lesquelles vous pouvez obtenir des financements, comme cités plus haut. Vous pourrez réaliser votre formation sur ou en-dehors de votre temps de travail, selon comment vous envisagez les choses. À noter que si vous souhaitez certifier les compétences acquises lors de votre expérience professionnelle, une VAE sera un très bon choix.

N’hésitez pas à vous renseigner sur toutes les formations possibles dans le secteur que vous visez. Le site Mon Compte Formation est très utile pour ça.

5. Mettez à jour votre CV et candidatez

Votre formation est finie ou c’est en cours ? Anticipez et commencer déjà à mettre à jour votre CV. Nous vous invitons à mettre en avant le parcours que vous venez de suivre. Un profil en reconversion qui s’est « pris en main » à travers un bilan de compétences et une formation est généralement bien perçu par les recruteurs.

Vous n’avez plus qu’à candidater, la patience finira par payer !

27/06/2021 Nico

Avez-vous envie de vous lancer dans une reconversion professionnelle ? Il est clair que ce n’est pas une décision à prendre à la légère. Qu’elle soit motivée par un salaire trop faible, une perte d’intérêt pour l’emploi occupé, un besoin urgent de changer de vie… Les raisons justifiant cette reconversion sont nombreuses. Cela étant dit, trouver et s’adapter à nouvel emploi peut être difficile. Avant de prendre une quelconque décision, il est conseillé de prendre du recul. Nous vous présentons dans cet article tout ce qu’il y a à savoir concernant cette reconversion professionnelle.

En quoi consiste une reconversion professionnelle ?

Alors que certaines personnes ont du mal à trouver un emploi, d’autres pensent à la reconversion professionnelle. C’est une situation qui, à première vue, semble un peu absurde. Mais au final, c’est une décision qui peut tout à fait être justifiée par un motif ou un autre.

La reconversion professionnelle est une procédure qui consiste à quitter son métier ou son statut professionnel actuel pour un autre secteur. Ainsi, selon les sondages et les études, 9 Français sur 10 ont à un moment ou un autre de leur vie, eu envie de changer de métier et de secteur d’activité.

Bien évidemment, il y a tout un monde entre envie et concrétisation. Pouvoir changer de métier n’est pas donné à tout le monde. Cela étant dit, un français actif sur cinq se trouve actuellement au sein d’une procédure de reconversion professionnelle.

En 2020, ils sont plus de 14%, les jeunes diplômés dotés d’un bac+5 à se reconvertir professionnellement. Cette décision survient généralement après 2 ans à occuper leur premier emploi. Il faut également noter que plus de 30% des cadres français se lancent dans cette procédure.

La reconversion peut ainsi bien concerner les jeunes diplômés que les actifs ayant déjà évolués plus ou moins longtemps dans le domaine professionnel. Les raisons de cette reconversion sont d’ailleurs multiples.

Pourquoi effectuer une reconversion professionnelle ?

Plus de 50% des personnes interrogées justifient leur envie de changer de métier par la recherche d’un certain équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Dans le cadre d’un métier où la charge de travail est trop élevée, il peut arriver qu’on soit obligé de délaisser totalement sa vie personnelle. Sur le long terme, cette mode de vie n’est pas très saine. Cela pousse alors beaucoup d’actifs à envisager la reconversion en s’orientant vers un secteur moins prenant. Bien évidemment, les raisons poussant une personne à se lancer dans une reconversion professionnelle peuvent être très variées.

Envie de faire évoluer sa carrière professionnelle

Une personne ambitieuse aura inévitablement besoin de booster sa carrière professionnelle. Certains métiers ne permettent par exemple pas d’avoir une opportunité d’évolution, tandis que d’autres sont faiblement rémunérés. Changer de métier permet également d’acquérir plus d’expérience et d’enrichir son CV.

Un environnement de travail peu plaisant

Une personne peut également ne pas se sentir à son aise dans le milieu professionnel au sein duquel il évolue. Militaire, pompier, policier, pilote de ligne, cadre supérieur, chauffeur de taxi ou encore journaliste figurent ainsi parmi les métiers réputés les plus stressants de nos jours.

Envie de créer sa propre entreprise

Devenir son propre patron, se libérer du lien de subordination présent dans un métier salarié. C’est sans aucun doute l’une des principales raisons poussant une personne à se reconvertir professionnellement. Aujourd’hui, plus de 25% des Français aimeraient créer sa propre entreprise. Et plus de 45% de ces personnes ont moins de 25 ans.

Les problèmes de santé

Bien évidemment, il existe des personnes qui n’ont pas d’autres choix que de faire une reconversion professionnelle. C’est notamment le cas des personnes présentant des problèmes de santé. Ces problèmes les mettent dans l’incapacité de réaliser convenablement leur métier actuel. La reconversion est donc inévitable.

Envie de découvrir de nouvelles choses

Pour certaines personnes, la raison justifiant une reconversion professionnelle peut être très simple : la curiosité et l’envie de découvrir. En effet, pour ceux-ci, le fait de rester et d’évoluer dans un seul et unique corps de métier est inconcevable. La reconversion professionnelle constitue pour eux un moyen d’essayer de nouvelles expériences et satisfaire leur envie de découvrir de nouvelles choses. Alors, pourquoi se priver si on en a les moyens, la volonté et la capacité changer de métier ?

Quel métier choisir pour se reconvertir ?

C’est sans aucun doute la première question dont on se pose lorsqu’on prend définitivement la décision de se reconvertir. Si pour certains la réponse est bien évidente, pour d’autres elle reste compliquée. Pour pouvoir déterminer celle-ci, se focaliser sur les raisons ayant mené à l’envie de reconversion peut être d’une aide précieuse. Votre métier actuel vous empêche d’avoir une vie personnelle ? Dans ce cas pourquoi ne pas opter pour un métier qui offre plus de temps libre et des horaires plus souples ? Votre métier actuel vous semble trop stressant ? Il existe ainsi des métiers qui ne vous épuiseront pas trop mentalement et physiquement… En fait, trouver un nouveau métier et un nouveau secteur d’activité figure parmi les étapes importantes de cette procédure de reconversion.

Les étapes à suivre pour réussir cette procédure

La reconversion professionnelle n’est pas une décision à prendre sur un coup de tête. Il existe des étapes à suivre absolument afin de faire les bons choix.

Se lancer dans une introspection

S’agit-il d’une envie passagère ou pensez-vous fréquemment à une reconversion professionnelle ? L’idée vient-elle de vous-même ou d’une autre personne qui essaie de vous influencer ? Quelles pourraient être les raisons vous poussant à vous lancer dans une reconversion ? N’y a-t-il pas des solutions plus simples vous permettant de maintenir votre emploi actuel ?

Voici quelques-unes des questions auxquelles vous pouvez réfléchir durant vos moments de libre. Pensez également à lister les risques, les avantages et les inconvénients d’une telle décision. Le fait est que quitter un emploi vous exposera à un risque de tomber au chômage pendant une période indéterminée. Aurez-vous les moyens de subvenir à vos besoins et à ceux des personnes qui sont à votre charge ?

En parler avec ses proches

Certes, le fait de se lancer dans une reconversion professionnelle est une décision qui vous appartient. Cela étant dit, demander l’avis d’une autre personne peut vous aider à voir les choses autrement. Il est donc conseillé de parler à un membre de votre famille ou à un ami. Cette étape est également importante dans la mesure où elle vous permettra de préparer mentalement les personnes partageant votre vie. En effet, une reconversion professionnelle peut également impacter la vie de certaines personnes qui vous entourent. Il est de ce fait nécessaire de les mettre au courant de vos intentions.

Faire un bilan de compétences

Comme son nom l’indique, le bilan de compétences est une procédure qui permet d’évaluer et d’analyser ses aptitudes et ses motivations. Cette procédure va vous permettre de déterminer votre niveau de satisfaction dans votre vie professionnelle, les changements à faire pour se sentir plus épanoui dans son travail, le métier qui vous rendrait heureux,…

En quoi consiste un bilan de compétences ?

Inscrit dans le Code du travail, le bilan de compétences comporte 3 étapes qui, ensemble, n’excèderont pas plus de 24 heures. Tout d’abord, il y a la phase d’entretien individuelle. Elle permet de déterminer vos besoins. Vient ensuite la phase d’investigation. Test de personnalité et d’orientation professionnelle vous seront proposés durant cette phase. C’est là que vont pouvoir être définies vos aptitudes et vos envies au niveau professionnel. Enfin, une synthèse des analyses et des investigations vous sera fournie.

Conditions nécessaires pour faire un bilan de compétence

Il s’agit donc ici d’une action qui vous sera d’une aide précieuse dans votre décision de reconversion professionnelle. À noter que pour le faire, vous aurez besoin de déposer une demande de congé de bilan de compétence 2 mois avant le début de celui-ci. Cette demande ne sera nécessaire que si vous avez l’intention de le réaliser le bilan durant les heures de travail. Dans le cas contraire, ce n’est pas nécessaire. L’employeur doit répondre dans les 30 jours à partir du dépôt de la demande. S’il n’émet aucune réponse, cela vaudra acceptation.

Hormis le dépôt d’une demande, il existe également d’autres conditions à respecter. Si vous êtes un salarié en CDI, vous devez avoir au moins 5 années de salariat, dont 12 mois auprès de votre employeur actuel. Si vous avez déjà effectué un bilan auparavant, vous devez attendre au moins 5 ans avant de pouvoir le renouveler.

Par contre, si vous êtes un salarié CDD, vous devez avoir au moins 24 mois de salariat durant les 5 dernières années. 4 mois au moins doivent avoir été effectués au cours des 12 derniers mois.

Évaluer son budget de reconversion professionnelle

C’est bien évident, une reconversion professionnelle vous nécessitera de l’argent. Le bilan de compétence précité coutera par exemple entre 1400 euros à 3000 euros. S’agissant de cette action, il existe tout de même divers moyens de financement vous permettant d’alléger les frais voire de se libérer de toutes charges.  Vous pouvez par exemple faire une demande de financement de bilan de compétence auprès d’opérateurs spécifiques tels que FONGECIF ou APEC. Depuis le 1er janvier 2017, le bilan de compétences peut également être financé par vos heures CPF.

Durant la reconversion professionnelle, vous aurez éventuellement à suivre des formations, à payer des frais pour des outils pédagogiques ou encore à faire appel à un professionnel de la reconversion professionnelle. Dans la mesure où vous avez l’intention de créer votre petite entreprise, vous devez également disposer des ressources nécessaires pour ce faire.

Enfin, il ne faut pas oublier que durant la période de reconversion professionnelle vous vous exposerez à une baisse voire à une perte de salaire. L’idéal est donc d’avoir une économie dans laquelle puiser jusqu’à ce que votre reconversion aboutisse.

Suivre des formations si nécessaire

La formation professionnelle peut constituer une étape indispensable pour que vous puissiez exercer un nouveau métier. Elle vous offre la possibilité d’acquérir le savoir, le savoir-faire et le savoir-être indispensables pour ce travail. Les formations permettent notamment d’améliorer son employabilité, mais également d’acquérir une certification. Cette certification peut constituer un prérequis pour exercer un métier spécifique. Même si bon nombre de formations sont gratuites, certaines d’entre elles restent payantes, raison pour laquelle vous devez toujours vous préparer financièrement.

Faire appel à un professionnel de la reconversion professionnelle

Ici, on fait notamment référence aux coaches de la reconversion professionnelle. Ces c maitrisent sur le bout des doigts chaque détail concernant la reconversion professionnelle et le fonctionnement des entreprises. Ils ont également acquis une certaine compétence pour motiver, orienter, et conseiller les personnes ayant envie de se lancer dans cette procédure de reconversion. Ainsi, un coach en reconversion professionnelle pourra donc vous accompagner tout au long de votre projet jusqu’à son aboutissement.

Rester réaliste en cas d’échec

Comme déjà mentionnée, la reconversion professionnelle n’est pas dénuée de certains risques. Quitter un emploi stable pour se lancer dans une aventure à l’issue incertaine peut être considéré comme de la folie par certains. Bien évidemment, en ne brulant pas les étapes, vous pourrez limiter ces risques. Se lancer dans la reconversion, c’est souvent accepter de recevoir peu voire aucun salaire. Si cette période de disette persiste, à un moment, il faudra accepter de devoir revenir à son ancienne vie si possible.

Et parfois après une « reconversion réussie » certaines personnes réalisent que l’herbe n’y est pas vraiment verte. C’est une situation à laquelle vous pourrez avoir à faire. Raison pour laquelle, il faudra bien réfléchir avant de se lancer dans une reconversion professionnelle.

26/11/2019 Nico
Un stagiaire est avant tout un élève et non un employé, ce qui change complètement son statut. Puisqu’il est toujours en apprentissage, il est sous la responsabilité de tuteur, il respecte une convention sans laquelle il ne peut pas effectuer son stage. La différence des deux statuts impose certaines nuances, peut-on virer un stagiaire au même titre qu’un employé ?

Une rupture de la convention de stage :

La convention de stage est le document officiel qui formalise le stage. Aucun stagiaire ne peut débuter sans cette convention. Sur la convention, les engagements et la responsabilité de trois acteurs sont détaillés : ceux de l’établissement dans lequel est scolarisé l’élève, ceux de l’employeur et ceux du stagiaire. La convention est donc signée par ces trois acteurs.

En cas de non-respect des engagements signés de la part du stagiaire, alors l’employeur est en droit du rompre la convention, ce qui signifie effectuer le licenciement du stagiaire.

Comment se déroule la rupture d’une convention par l’employeur ?

La rupture d’une convention est un acte irréversible. Pour y mettre fin, l’employeur doit justifier que le stagiaire a agi à l’encontre de sa convention, a commis une faute grave, n’a pas respecter ses obligations ainsi que le règlement intérieur ou s’est mal comporté.

En aucun cas la stagiaire ne peut être viré pour avoir « mal fait le boulot’. Rappelons-le, le stagiaire est un élève en contrat d’apprentissage et la validation des objectifs de stage est une autre question.
28/10/2019 Nico

Notre Président Macron l’avait annoncé pendant sa campagne, la réforme du chômage serait un point important de son mandat, voici les principales nouveautés prévues au 1er novembre 2019 :

Durée minimale de cotisation

Pour pouvoir prétendre à l’ouverture de son droit au chômage, il faudra avoir travaillé 130 jours (910 heures soit 6 mois) sur les 24 derniers mois. Pour rappel, il fallait travailler 4 mois sur les 28 derniers mois jusqu’à cette réforme). Les saisonniers seront directement impacté par ce point.

Rechargement des droits

Le seuil minimum sera porté à 6 mois (contre 1 mois à ce jour). Il faudra donc avoir travaillé 6 mois pour bénéficier du rechargement de ses droits.

Réduction de l’indemnité en fonction des revenus

Coup dur pour les cadre séniors et les très haut revenus : les salariés ayant des revenus supérieurs à 4 500 € bruts par mois subiront une réduction de leur indemnité de 30 % à partir du 7e mois avec un plancher fixé à 2 261 € nets par mois.

Par exemple, un cadre gagnant un salaire net de 4 500 € par mois aura 3 056 € / mois pendant 6 mois puis 2 085  € / mois pendant 18 mois.

Ce mode de fonctionnement rappelle le modèle anglo-saxon, plus incitatif à retrouver rapidement un travail.

Démission

Vrai point positif de cette réforme, l‘accès facilité au chômage pour les salariés effectuant une démission. Les salariés ayant une ancienneté d’au moins 5 ans dans leur entreprise pourront bénéficier des services de pole emploi en cas de démission !

Par contre, il y aura une procédure à respecter : il faudra préalablement à votre démission demander un conseil en évolution professionnelle (CEP) via des organismes de placement spécialisés (OPS) comme CAP EMPLOI, des associations pour l’emploi des cadres (comme l’APEC) ou des opérateurs sélectionnés dans chaque région par appel d’offres lancé dans l’année 2019 par France compétence.

Une fois votre projet défini (créer une entreprise par exemple), vous devrez alors adresser à la CPIR, une demande d’attestation du caractère réel et sérieux de votre projet professionnel. Une fois la demande validée, vous aurez 6 mois pour vous inscrire à Pole Emploi.

Indépendants

La encore, ce point est positif, les travailleurs indépendants pourront toucher, sous certaines conditions (notamment des revenus antérieurs d’au moins 10 000 € par an sur les deux années précédentes), une indemnisation de 800 € par mois pendant 6 mois. Ce n’est pas encore ca mais c’est un pas positif dans l’égalité de l’accès au chômage.

Et pour un peu plus tard…

D’autres mesures concernant la réforme de l’assurance chômage entreront en vigueur plus tardivement. Il s’agit par exemple :

  • De la mise en place au 1er janvier 2020 d’accompagnements spécifiques pour les nouveaux inscrits à Pôle emploi mais aussi pour les travailleurs précaires (alternance ou cumul prolongés entre contrats courts et chômage) ;
  • Du nouveau mode de calcul des indemnités chômage calculées, à partir du 1er avril 2020, non plus sur les seuls jours travaillés mais sur le revenu mensuel du travail.

Nous aurons l’occasion d’y revenir un peu plus tard !

20/08/2019 Nico

Apprendre sa grossesse est une super nouvelle. Cependant, quels sont les risques de se faire licencier en étant enceinte ?

Protection de la femme enceinte contre le licenciement

Une salariée enceinte bénéficie de protection légitime en cas de licenciement. Des lois existent afin qu’elle ne soit pas victime de licenciement abusif quand elle a été constatée médicalement : code du travail article L1225-4. Un employeur n’a pas le droit de programmer le remplacement définitif de sa salariée enceinte.

L’employeur prend des risques s’il refuse la réintégration de l’employée enceinte :

  •  3 ans de prison ;
  • 45 000 euros d’amende ;
  • rémunérer la salariée du montant qui devait lui être versée jusqu’à la fin de son congé de maternité ;
  • des indemnités (congés payés, licenciement, préavis) ;
  • des dommages et intérêts.

Déclarer sa grossesse à son patron afin d’éviter le licenciement

Afin de jouir au mieux de ses droits, la femme enceinte salariée devra le déclarer officiellement. Un certificat médical sera envoyé par lettre recommandée avec accusée de réception ainsi que la date d’accouchement.

S’il y a déjà un litige, il faudra envoyer le certificat médical dans les 15 jours suivant la réception de la notification de licenciement. La réintégration se fait rapidement dès que l’employeur aura reçu la lettre en recommandée.

Attention, les salariées enceintes n’ont pas l’immunité

L’employeur a le droit de licencier une femme enceinte pour les motifs qui suivent :

  • impossibilité d’honorer le contrat, pour des motifs économiques dû à la réorganisation de l’entreprise, à sa fermeture, etc. ;
  • pour fautes graves de la salariée : comme des recherches sur internet non professionnelles pendant son temps de travail.

En dehors de ces motifs, l’employeur n’a pas le droit de licencier son employée enceinte.

15/07/2019 Nico

Le salarié en arrêt maladie ne peut en aucun cas être licencié pour une cause liée à sa santé. Le code du Travail le précise clairement.

Cependant, l’employeur peut, en invoquant d’autres motifs, se séparer de son salarié pendant un arrêt de travail.

Les raisons d’un licenciement lors d’un arrêt maladie

Votre employeur peut décider de vous licencier si votre arrêt de travail perturbe l’activité de l’entreprise.

Dans le cas où l’entreprise rencontre des difficultés économiques, ou est en cessation d’activité, lui permet aussi de procéder à un licenciement économique.

Le licenciement est encore possible si l’employeur démontre une faute survenue avant ou pendant votre arrêt maladie.

Pendant la période d’essai : cela peut être un licenciement abusif. L’employeur n’a pas pu jugé des compétences du salarié et ne peut donc pas avancer de réelles raisons au licenciement.

Dans quels cas un licenciement est valable

L’arrêt en longue maladie qui nuit au fonctionnement de l’entreprise : si l’employeur n’a pas la possibilité de remplacer le salarié par rapport aux qualifications attendues.

Si le médecin du travail vous déclare inapte lors de la visite médicale : l’employeur doit proposer une reclassification. Si la démarche est impossible, il peut procéder au licenciement ou à la rupture conventionnelle.

La faute grave : lorsque l’employeur découvre que l’arrêt maladie est déguisé. Par exemple, le salarié a une seconde activité et se livre de surcroît à une concurrence déloyale (en étant auto-entrepreneur par exemple).

Contester le licenciement

Vous pouvez entreprendre une action en justice si les raisons du licenciement, pendant votre arrêt maladie, ne sont pas fondées. Il faut pour cela vous rapprocher auprès d’un avocat en droit du travail pour aller en justice au conseil des prud’hommes.

Le licenciement qui met en cause l’état de santé d’un salarié est discriminatoire, c’est un délit du Code Pénal.

 

05/06/2019 Nico

À l’heure où la fonction publique est sous la pression des coupes budgétaires de l’État, les employés des services territoriaux doivent être plus que jamais informés de leurs droits. Souvent présentée à tort comme un secteur d’emploi privilégié, la fonction publique présente en réalité des désavantages par rapport à l’emploi privé. L’un de ces malus n’est autre que la rupture conventionnelle, réservée à la base aux salariés des entreprises, et qui actuellement est envisagée pour les emplois publics.

Définition de la rupture conventionnelle

Selon le site Service-Public.fr, elle consiste en une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie, et n’est « possible que pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI). » Comme nous venons de le voir, la rupture conventionnelle nécessite l’accord des deux parties, ce qui signifie qu’en principe, l’employeur ne peut pas utiliser la procédure pour licencier un salarié.

La rupture conventionnelle doit être homologuée par l’administration via un formulaire, de façon à ce que la procédure puisse être valide.

Concrètement, quels en sont les avantages ?

Cette procédure permet de mettre fin à un CDI, et de pouvoir toucher des indemnités de rupture conventionnelle et allocations chômage, de la part des assedic. Comme la rupture conventionnelle diffère de la démission – laquelle ne permet pas de bénéficier d’indemnités- elle est sensée favoriser la reconversion professionnelle, et vous donner des compensations à la perte de votre emploi.

L’un des principaux atouts de cette procédure est que même un salarié à temps partiel peut y prétendre. Vous bénéficiez de plus d’un délai de rétractation de 15 jours, pendant laquelle chaque partie peut encore décider de l’issue.

Pour toucher vos allocations de la part de Pôle Emploi, vous devez obtenir trois documents de votre employeur : un certificat de travail, une attestation dite « pôle emploi » et le reçu pour solde de tout compte.

Pour votre information, en 2017, ce sont plus de 450 000 salariés qui ont bénéficié d’une rupture conventionnelle, selon les chiffres officiels.

Une mesure sociale adaptée ?

Au 15 avril 2019, officiellement, la rupture conventionnelle n’était pas ouverte à la fonction publique, selon la direction de l’information légale et administrative. Cependant, le 28 mai, le vote de l’Assemblée Nationale prévoit une expérimentation sur 5 ans de la procédure.

Comme l’actuel gouvernement souhaite effectuer des coupes dans la Fonction Publique, ce qui place 120 000 postes sous la menace du chômage, on peut estimer que la rupture conventionnelle est une compensation. Jusqu’à présent, il n’était possible que de bénéficier d’une indemnité de départ volontaire, soumise à certaines conditions. À partir de 2020, la rupture conventionnelle s’appliquera aux contractuels de la fonction publique, ainsi qu’aux fonctionnaires titulaires.

Néanmoins, de nombreux doutes persistent, liés notamment à l’augmentation du budget dédié à la prise en charge du chômage, des dépenses supplémentaires qui dépasseraient les 100 millions d’euros en 2022. Les coûts du dispositif restent de plus à la charge de l’employeur : en cas de licenciements massifs dans la fonction publique, les collectivités pourront-elles assurer elles seules les frais ?

27/05/2019 Nico

Le gouvernement met en place un projet novateur en matière d’allocations chômage. Des pénalités pour certains patrons et trois grandes réformes concernant le droit du travailleur pour quitter son entreprise. En contrepartie, celui-ci doit respecter quatre règles pour bénéficier d’allocations chômage.

Des pénalités pour les patrons « mauvais élèves »

Un bonus-malus pour les patrons, un système qui pénalise les entreprises utilisant à outrance les contrats à court terme : CDD ou contrat en interim. Ceci dans le but de privilégier les contrats à long terme (les contrats à durée indéterminée) et donc les emplois longue durée.

Trois révolutions concernant les droits du travailleur

La liberté de choisir son avenir professionnel est mise en avant dans un nouveau texte de loi travail. Ceci pour clarifier le sujet du chômage, de la formation professionnelle, de l’apprentissage, d’aider à l’orientation professionnelle et de permettre le meilleur choix adapté à chacun.

Une autre grande nouvelle : certains salariés démissionnaires, jusque-là non indemnisés, pourront bénéficier de l’allocation chômage. Cette réforme concerne les salariés ayant un projet de reconversion professionnelle.

De plus, face au constat que de nombreux travailleurs non salariés, entrepreneurs et indépendants (en portage salarial par exemple), sont souvent confrontés à une forte baisse de leur activité, le gouvernement leur permettra d’accéder à l’allocation chômage au même titre que les salariés.

Donc, moins de flou artistique et plus d’avantages pour le travailleur qui saura enfin où il met les pieds. Attention, les allocations chômage sont une chose mais continuer à en bénéficier en est une autre. Nous vous conseillons d’effectuer une simulation chômage pour cela.

Quatre règles simples à respecter

En contrepartie de toutes ces réformes positives en matière de chômage, les contrôles seront accrus. Nous verrons donc un renforcement des agents mobilisés. Un autre notion qui fait polémique et qui est toujours d’actualité est celle de l’offre raisonnable d’emploi.

Cependant, elle sera davantage adaptée au marché de l’emploi local et à la situation personnelle de chacun. L’absence à une convocation sera toujours sanctionnée mais passera d’une durée de deux mois à quinze jours. L’expérience d’un carnet de bord numérique verra aussi le jour dans deux régions et obligera le demandeur d’emploi à justifier toutes ses démarches de recherche d’emploi actives comme par exemple un justificatif d’un entretien d’embauche.

Si on constate un élargissement des droits du travailleur en matière de droit au chômage, on remarque donc aussi un durcissement des contrôles et des justificatifs à fournir.

09/05/2019 Nico

Petite article légèrement provoquant. Attention, effectuer ces démarches peut vous faire perdre votre job ! Ah c’est ce que vous voulez ? Alors continuez ! 🙂

L’adéquation entre ses objectifs de développement et sa vie professionnelle est indispensable pour son épanouissement. Il arrive que vous ne soyez plus à l’aise dans votre travail ou que votre travail ne soit plus en adéquation avec vos objectifs.

Il est important alors de trouver une solution. Une solution très simple est de chercher à vous faire virer par votre patron. Pour y arriver trouver des astuces pratiques et efficaces. Vous pourrez alors espérer obtenir un licenciement ou une rupture conventionnelle de votre contrat CDI.

L’utilisation abusive de votre téléphone au travail

Le téléphone portable est aujourd’hui un outil incontournable de communication. Ami fidèle de tous, il peut être l’arme idéale pour se faire virer. Faites simplement ce qui vous passionne. Allumez votre connexion et discutez avec vos amis sur les réseaux sociaux ou faites vos recherches personnelles toute la journée sans vous cacher.

Si vous préférez la musique ou les jeux, allumez et augmentez le volume sans gêne. Mettez en pratique tout ceci aux heures et dans les locaux de travail vous assurera un résultat efficace.

Faites le contraire de vos habitudes

Étiez-vous studieux et ordonné ? Il est temps que cela change. Prenez votre pause à l’heure qui vous convient et revenez un peu en retard. N’hésitez pas à animer des discussions avec vos collègues ou à poser des questions qui sortent du sujet de travail à votre patron.

Soyez moins assidu au boulot et prétextez le sommeil, la fatigue de la veille ou d’autres raisons peu convaincantes. S’il existe dans votre société un ordre vestimentaire, ne le respectez plus. Pas besoin de raison solide, vous pouvez prétexter votre santé ou la chaleur.

Réalisez le tout en quelques jours

Pour un employé donnant un bon rendement, se faire virer peut demander une persévérance. Faites alors une suite des éléments cités ci-dessus en plusieurs jours et soyez sûr d’avoir gagné.

Ajoutez-y des plaintes et actions répétées, comme calculer avec le responsable des ressources humaines le nombre de jours de vacances qu’il vous reste et comment vous faire payer ou se plaindre de ne pas avoir le salaire brut qui vous convient. Après ces actions, ne vous inquiétez plus, votre objectif sera atteint. Vous pourrez alors profiter des assedic (profitez en pour simuler votre chômage sur cette page)