02/09/2019 Nico

Il est possible pour les salariés déjà en poste de créer leur entreprise.

Les salariés sont de plus en plus nombreux à devenir auto-entrepreneur.
La démarche est d’ailleurs encouragée par des mesures spécifiques, mais il existe aussi des règles à respecter.

Pourquoi créer son entreprise en étant salarié ?

Souvent pour la sécurité de ses finances personnelles, le salarié choisit de garder son emploi.

Il reste salarié pour un temps ou en continu, selon si son entreprise arrive à générer du salaire et des bénéfices.

Les obligations face à son employeur

Le salarié doit relire son contrat de travail et vérifier qu’il n’y a pas d’interdiction ou de clauses d’exclusivités particulières à démarrer une deuxième activité.

Dans tous les cas, le salarié ne doit pas faire de concurrence déloyale à son employeur, et à une obligation de loyauté.

Les aides à la création d’entreprise

En étant salarié, vous pouvez demander à votre employeur un congé pour mettre en route votre projet de création ou reprise d’entreprise. Le congé dure de un à deux ans.

Vous pouvez également obtenir de travailler à temps partiel si vous avez une ancienneté de 24 mois.

Au niveau de la protection sociale, vous gardez le bénéfice du régime général de la Sécurité Sociale.

Il faut noter que vous cotisez cependant pour deux régimes : régime général et régime des indépendants.

En ce qui concerne le calcul de vos cotisations sociales, vous bénéficiez, pendant trois ans, de « l’exonération de début d’activité ».

Sachez qu’il est possible d’être, à la fois, salarié et auto-entrepreneur.
Il est cependant interdit d’être salarié de sa propre entreprise, cela constitue une fraude.

04/08/2019 Nico

Le freelance possède des critères essentiels comme les modes de travail. Au commencement de votre activité, vous avez le choix de travailler en coworking ou en télétravail. Lequel vous correspond le plus ?

Voici quelques avantages/désavantages de ces deux cadres de travail.

Coworking

Avantages :

  • Cela vous permet de louer des bureaux à la journée ou à l’année, comportant des équipements. Ces bureaux pourront aussi vous servir à accueillir ou à rencontrer des clients.
  • Le coworking est une bonne solution contre l’isolement, qui est un problème récurrent au freelance. L’union avec d’autres indépendants vous donnera la possibilité de coopérer, d’entraider, d’échanger pour mieux entreprendre.

Désavantage :

  • Les espaces de coworking sont souvent bruyants. Si vous êtes habitué à travailler dans le silence, ce point est à prendre en compte.

Télétravail

Avantages :

  • En étant chez vous, le télétravail apporte beaucoup moins de stress que le coworking. De plus, c’est un gain de temps car les temps de transports sont inexistants.
  • Si vous êtes du genre à travailler seul dans le calme, ce cadre vous conviendra parfaitement ! Aucune distraction ne sera possible dans votre environnement.
  • Un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle peut s’installer. Cela implique de la rigueur et de l’organisation.

Désavantages :

  • Contrairement au coworking, vous êtes seul et cela limite grandement les interactions. De la lassitude et du manque de confiance peut s’installer, ce qui est nuisible à votre travail.
  • Le télétravail demande beaucoup d’organisation. Il est important d’être rigoureux pour que votre productivité ne baisse pas !
01/08/2019 Nico

Le statut d’auto-entrepreneur a pour but de concevoir un régime simple favorisant la création d’entreprise.

Vous hésitez à devenir un entrepreneur individuel ? Voici une liste d’avantages qui vous donneront peut-être envie de l’être.

4 avantages du statut d’auto-entrepreneur

Des démarches rapides et simplifiées

Toutes les démarches ont la possibilité d’être effectuées sur internet et gratuitement. Il y a peu de pièces à fournir :

  • une copie de votre pièce d’identité
  • un justificatif de domicile
  • une attestation sur l’honneur de non condamnation

Une comptabilité allégée

La paperasse vous terrifie ? En étant auto-entrepreneur, vous n’aurez pas besoin de réaliser des bilans comptables. Cela implique donc l’inutilité de faire appel à un expert-comptable ! Les seules tâches de comptabilité que vous aurez à effectuer sont :

  • l’ouverture d’un nouveau compte bancaire à usage professionnel
  • la tenue à jour d’un livre de recettes, ordonné chronologiquement
  • la facturation de quelconque vente ou prestation

Une TVA inexistante

Le régime de micro auto-entreprise ne se soumet pas au système de la TVA, c’est à dire que vos factures ne seront pas alourdies par le montant de la TVA.

Cela simplifie également la gestion de la trésorerie, et vous permet de proposer des tarifs moins élevés que ceux des concurrents !

La possibilité d’exercer plusieurs activités

En effet, il est possible d’avoir différentes activités. Il suffit juste de déclarer l’activité principale, puis les activités secondaires. Les activités secondaires n’ont pas l’obligation d’être similaires à l’activité principale : votre micro entreprise sera donc qualifiée d’auto-entreprise mixte.

Il est bien sur possible d’avoir sa micro-entreprise tout en conservant un CDI ou un CDD.

Consultez notre guide spécial si vous souhaitez devenir auto-entrepreneur ?

12/07/2019 Nico
La politique économique de la France permet d’encourager les initiatives de créations d’entreprises.
Elle permet également de soutenir les petites et moyennes entreprises via plusieurs canaux. Ainsi une PME peut bénéficier des aides, des subventions et plusieurs autres éléments lui permettant de fonctionner pleinement avec peu de moyen.

Les aides que peuvent recevoir une PME

Les associations, les organisations gouvernementales et non gouvernementales apportent des aides à des PME en fonction d’un certain nombre de critère. Les PME peuvent bénéficier de ces avantages en fonction de leur secteur d’activité, du respect de certaines normes et en fonction du degré d’innovation.

Les crédits d’impôts

En France les entrepreneurs peuvent bénéficier de nombreux avantages, notamment sur les crédits impôts.

Plusieurs crédits de cette nature sont proposés aux entreprises en fonction du domaine dans lequel la PME est spécialisée. On a entre autres :

  • Crédit impôt innovation qui permet d’encourager les innovations en vue de créer des richesses et de l’emploi dans les secteurs ou domaines inexploités.
  • Crédit d’impôt recherche : la recherche est un domaine qui est complexe et nécessite de grand investissement, il permet de créer également de nouvelle recherche. Pour apporter le soutient à ceux qui sont engagés dans ce secteur, le crédit d’impôt recherche est mise à leur disposition.

Plusieurs autres types de crédit d’impôts sont mise à la disposition des PME comme Crédit d’impôt famille, Crédit d’impôt TVA, Crédit d’impôt compétitivité…

Les subventions possibles des PME

Les PME bénéficient également des subventions de plusieurs organisations, non gouvernementales et gouvernementales. L’objectif de ces subventions étant d’accompagner les PME afin qu’elles deviennent totalement indépendantes. Ces subventions varient quelque peu en fonction des régions, du sexe parfois, ce ci en fonction des dispositifs financiers gérés par les régions.

Concernant le statut d’auto-entrepreneur, il n’y a pas d’aide spécifique pour ce statut, mais il intègre déjà de nombreux avantages fiscaux les premières années.

29/06/2019 Nico

Pour les professionnels qui souhaitent se mettre à leur propre compte en réalisant un projet personnel, mais qui sont découragés par les démarches administratives à entreprendre et l’argent à investir…

Le portage salarial est une solution alternative qui leur permet d’écarter toutes les contraintes relatives à la création d’entreprise pour se concentrer sur l’essentiel : développer son projet.

Comprendre ce qu’est le portage salarial

Le portage salarial donne la possibilité aux professionnels de tester concrètement leur idée sur le terrain, tout en limitant les risques, avant de créer leur propre entreprise. L’entrepreneur peut ainsi s’assurer de la faisabilité de son projet tout en préservant son statut de salarié. Il peut aussi en profiter pour réaliser son business plan en testant son marché.

Ce mode d’emploi se constitue de 3 parties bénéficiaires :

  • La société de portage chargée des procédures administratives joue l’intermédiaire entre le consultant et le client
  • L’entrepreneur qui devient « salarié porté » rémunéré par la société
  • Le client (entreprise, administration, particulier ou autre) qui bénéficie des prestations du salarié porté après avoir signé un contrat avec la société de portage

Le fonctionnement d’une société de portage

Le salarié porté signe un contrat de travail avec la société de portage et devient membre de la compagnie. Cela peut être un CDI ou un CDD. Il est soumis au même règlement de travail que les employés et doit respecter entre autres la durée du contrat de travail. Par ailleurs, c’est au salarié porté de décrocher des contrats avec les clients et de réaliser la mission.

La société lui verse un salaire mensuel après avoir facturé les frais de gestions et déduit de son chiffre d’affaires une commission allant jusqu’à 12 %. Cependant, toutes les professions ne sont pas éligibles, seulement les métiers de formation, de digitale, d’ingénierie, de marketing et les autres prestations intellectuelles peuvent intégrer une société de portage.

Les avantages du portage salarial

Le portage salarial est un formidable tremplin pour les créateurs d’entreprises qui souhaitent lancer leur projet. Cette solution ponctuelle avantage doublement le salarié porté. Non seulement il bénéficie  de la flexibilité de travail et de la liberté d’un chef d’entreprise, mais il garde aussi son statut de salarié.

De ce fait, il peut toujours disposer de l’assurance chômage à Pôle emploi, ce qui n’est pas le cas pour un chef d’entreprise. En outre, exercer une activité en portage évite d’engager des frais de location de bureaux ou de coworking ou des dépenses liées à la création d’entreprises.

19/06/2019 Nico

Une des démarches administratives importantes dans la création d’une entreprise est le dépôt de la marque à l’INPI. Découvrez pourquoi dans cet article.

Dépôt des marques : qu’est-ce que l’INPI ?

L’INPI désigne l’Institut National de la Propriété Industrielle. Il s’agit d’une organisation qui accompagne les créateurs et innovateurs dans la protection de leurs projets, qu’ils soient de nature technique, artistique, etc. C’est également cette organisation qui répertorie et protège les marques en France.

Déposer sa marque à l’INPI pour construire et affirmer son identité

La marque correspond à l’image d’une entreprise. En effet, c’est un signe distinctif pour la promotion et la vente de produits ou services, autrement dit un moyen de se faire connaître et de se faire reconnaître par sa clientèle cible, mais également par d’éventuels partenaires, fournisseurs, etc.

En déposant leur marque à l’INPI, les entrepreneurs officialisent l’existence de leur activité, construisent l’identité de celle-ci, et peuvent alors se distinguer de leurs concurrents. De plus, une marque déposée crédibilise et valorise davantage l’entreprise, et facilite la conquête de nouveaux marchés.

Protéger ses produits ou services en déposant sa marque à l’INPI

Déposer sa marque à l’INPI est également une démarche primordiale pour la protection des produits et services qu’elle propose sur le marché. En effet, suite au dépôt de la marque à l’INPI, le créateur possède le monopole d’exploitation en France, pour une durée de 10 ans et renouvelable à l’infini.

Pendant toute cette période, il est donc le seul autorisé à utiliser la marque pour la promotion et la commercialisation de ses produits ou services.
Tout le monde peut déposer une marque, une personne physique, un auto-entrepreneur ou une personne morale par le biais d’une société.
05/04/2019 Nico

Avant de démarrer une activité ou un projet professionnel, les entrepreneurs peuvent choisir entre la création d’entreprise ou le portage salarial. Plusieurs critères peuvent amener à faire un choix définitif, notamment la situation personnelle ou le type de projet. Voici les caractéristiques de chacune des solutions.

La création d’entreprise

En optant pour la création d’entreprise, un entrepreneurs doit s’affilier soit au régime général de la sécurité sociale ou au régime social des travailleurs indépendants. C’est le statut juridique qui détermine le type d’affiliation.

Il doit également se charger de l’intégralité de la gestion de l’entreprise, incluant le développement de l’activité, le financement, le recrutement et la relation commerciale. Il est libre de développer l’activité selon ses ambitions, en ouvrant le capital à d’autres associés.

En revanche, il ne peut pas être affilié à l’assurance chômage. Lorsqu’il le souhaite, il peut transmettre librement sa société à des tiers.

Le portage salarial

L’entrepreneur qui choisit de démarrer son activité avec le portage salarial signe un contrat de travail (un CDI ou un CDD) avec la société de portage, ce qui lui garantit un statut de salarié. Il est d’office affilié au régime général de la sécurité sociale, et éligible à l’assurance chômage.

L’entrepreneur amène ses clients et missions, qu’il effectue comme bon lui semble. Tout l’administratif, facturation et encaissement est effectué par la société de portage, laquelle verse un salaire au porté.

Les 4 critères à prendre en compte pour faire son choix

Afin de choisir entre les deux modes de fonctionnement, l’entrepreneur doit considérer plusieurs critères objectifs. Ces derniers sont déterminants pour se positionner soit dans le portage salarial, soit dans la création d’entreprise.

Activité exercée

  • Création d’entreprise : toute activité licite
  • Portage salarial : s’adresse aux activités administratives et intellectuelles (hormis les services à la personne)

Caractéristiques du projet

  • Création d’entreprise : adaptée pour les projets nécessitant des financements et du recrutement
  • Portage salarial : périmètre limité, nécessité de générer un revenu sans investissement important

Situation professionnelle

  • Création d’entreprise : interdiction de concurrencer son employeur principal ; n’est pas soumis à la réglementation sur la durée maximale de travail
  • Portage salarial : le porté doit se conformer au Code du travail (obligation de non-concurrence, durée maximale de travail à respecter)

Revenu net potentiel généré par la nouvelle activité

  • Création d’entreprise : budgétiser un revenu prévisionnel en tenant compte des frais de fonctionnement (hormis les charges sociales et les salaires)
  • Portage salarial : budgétiser le revenu en tenant compte des frais propres à l’exercice des missions et à la commission de la société de portage
19/03/2019 Nico

A un moment donné de sa carrière professionnelle, l’on envisage de se mettre à son propre compte vivre de sa passion et profiter de la liberté totale.

S’engager pour les bonnes raisons

Il vaut mieux au préalable posséder un tempérament de leader pour faire face aux futurs challenges. Ensuite, il faut être savoir organiser son temps et être doté d’une motivation à créer et de proposer un service avec une plus value.

Dénicher un secteur porteur

L’idée de créer son entreprise devrait rentrer dans vos compétences, formations et attentes en matière de rémunération. Bien entendu, il faut étudier le marché à l’avance. Prendre soin aussi de choisir un secteur rentable, où l’on peut démarrer avec un petit budget.

Déterminer le bon régime juridique

Les candidats à la reconversion professionnelle doivent opérer un choix entre une EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée). Il peut opter pour une société unipersonnelle, soit en EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou en SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle).

Dans ce cas, l’option d’impôt sur les sociétés soustrait la rémunération du dirigeant du bénéfice imposable. En revanche, pour limiter les risques liés au statut de freelance, le travailleur indépendant peut choisir fonctionner sous le régime du portage salarial. Le calcul du salaire net en tant que « porté » est d’environ la moitié de son chiffre d’affaires.

Bénéficier des aides existantes

Il est utile de bien se renseigner auprès de pôle emploi ou de sa banque, soit auprès du dispositif public NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’entreprise). Dans les 45 jours après la création de son entreprise, il faut s’adresser au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) pour bénéficier de l’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprises (ACCRE – Simulez votre chômage).

Pour se constituer un capital initial, il est également possible de solliciter une aide auprès d’une association de micro-crédit. Etre une jeune entreprise innovante ou effectuer la demande pour bénéficier du crédit d’impôt recherche est aussi une possibilité !

Prendre l’avis des prédécesseurs

Du fait des risques, consultez des personnes qui se sont également lancées à leur propre compte dans le domaine où vous souhaitez vous engager. Devenir entrepreneur ne s’improvise pas ! Cela permet d’éviter des pièges insoupçonnés pour que l’aventure ne se termine pas en désillusion.

08/03/2019 Nico

Vous avez décidé de sauter le pas et de vous lancer dans la création de votre entreprise ? Voici 3 conseils pour savoir quoi faire, et comment.

S’adresser à la CCI ou la CMA

La CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) ou la CMA (Chambre des Métiers et de l’artisanat) suit votre projet et vous accompagne. La CCI ou la CMA vous indique alors ce qui va et ce qui ne va pas dans votre projet. Attention, la CCI ou la CMA ne vous aidera pas concrètement à faire votre business plan !

Rédiger soi-même son business plan, avec ses collaborateurs

Pour devenir entrepreneur, il est recommandé de rédiger votre business plan avec vos futurs collaborateurs, avec qui vous allez travailler (votre futur comptable, votre future secrétaire, etc.), car tout le monde doit être d’accord !

De très bons sites web vous proposent de télécharger un modèle de business plan, qui fera entre 20 et 30 pages. Il en faudra un pour vous, un pour votre banquier, un pour chaque investisseur, et un par partenaire commercial (fournisseurs…).

Ce qu’il faut savoir sur le business plan et la création d’entreprise

Des associations comme « Entreprendre » ou  » Initiative France » peuvent aider à créer son business plan.

La couveuse d’entreprise s’adresse à chaque créateur, avant qu’il ait inscrit sa société au Registre du Commerce. Il peut ainsi simuler son projet.

La pépinière, elle, s’adresse aux jeunes créateurs, une fois que l’entreprise est créée. On met notamment des locaux et du matériel à leur disposition, durant un certain temps.

Enfin, il existe les concours de jeunes créateurs d’entreprise (âge compris entre 18 et 30 ans).

Selon votre entreprise, il est possible de bénéficier d’aides, comme le crédit impôt recherche ou le fait d’être une jeune entreprise innovante.

05/03/2019 Nico

Vous en avez assez de votre patron, de votre entreprise, de devoir rendre des comptes ? L’auto-entrepreneuriat est peut-être fait pour vous…

Les avantages à être auto-entrepreneur

La liberté de travailler à votre rythme, d’adapter vos horaires à vos contraintes familiales, est bien sûr l’avantage clé du passage à ce statut. Celui-ci peut aussi vous permettre une reconversion professionnelle, un changement total d’orientation, vous offrir des perspectives impossibles à atteindre dans le cadre classique du salariat. Mais attention, si tout était si simple, il y aurait bien plus d’auto-entrepreneurs en France…

Les contraintes et inconvénients à prendre en compte avant de se lancer

Tout d’abord, votre projet doit être précis. Vos factures continueront de tomber à la fin du mois, veillez donc à bien étudier la rentabilité potentielle de votre future entreprise, en ne négligeant aucun coût annexe. Cotisations à l’URSSAF, CFE (Cotisation Foncière des Entreprises), TVA dans certains cas, impôts sur le revenu bien évidemment…

Votre chiffre d’affaires ne correspondra pas à votre « salaire » à la fin du mois, loin de là ! Il ne faut pas hésiter à se faire aider si on se sent perdu(e) au milieu de tous les termes administratifs un peu barbares. Il ne suffit pas de passer de salarié à auto-entrepreneur, de nombreux statuts d’entreprises existent d’un point de vue juridique, votre choix dépendra du type d’activité que vous souhaitez exercer, du chiffre d’affaires escompté… (pour la micro-entreprise par exemple, il ne faut pas dépasser un certain plafond).

Deuxième inconvénient en lien direct avec le premier, le côté administratif. Si remplir votre « simple » déclaration d’impôts tient déjà actuellement de la corvée, peut-être l’auto-entrepreneuriat n’est-il pas la meilleure idée… Entre les formalités à l’inscription et la comptabilité (vous pouvez, et même devrez dans certains cas, faire appel à un comptable professionnel, mais cela a un coût également…), soyez prêt(e) à vous armer de patience côté paperasserie.

Ce qui change lors du passage au statut d’auto-entrepreneur

Le gros changement, bien sûr, c’est l’absence de fiches de paie ; en cas de projet immobilier notamment, on ne vous demandera plus les trois derniers bulletins de salaire, mais les trois derniers bilans comptables… soit trois ans d’ancienneté au lieu de trois mois !

Attention aussi à votre couverture sociale. Depuis le 1er janvier 2018, les nouveaux auto-entrepreneurs dépendent à nouveau du régime général de la Sécurité Sociale, et n’ont donc plus à adhérer au RSI (Régime Social des Indépendants). Cela simplifie les démarches, mais attention tout de même à bien se renseigner sur certains droits qui peuvent différer, notamment en ce qui concerne les arrêts de travail…

Si malgré tout cela, l’envie de travailler à votre compte est toujours présente, alors n’hésitez pas : le statut d’auto-entrepreneur est en pleine croissance, et est ouvert à tous pour peu que l’on prenne le maximum de précautions avant de se lancer.