Conseils pour réaliser un Business Plan

L'étape incontournable pour tout projet ! Voici nos conseils pour éviter les erreurs dans la rédaction d'un Business Plan

Quasi incontournable lorsqu’un entrepreneur décide de créer son activité, le Business Plan, « BP » pour les pros du « langage corporate », est un document écrit ayant pour objectif de présenter un projet de création ou, s’il s’agit d’une entreprise déjà existante, le développement de celle-ci.

Dans la cas ou vous êtes demandeur d'une rupture conventionnelle, c'est un très gros atout de présenter votre projet à votre employeur avec un business plan. Il crédibilise votre demande et augmente nettement les chances d'en obtenir une.

Pour réaliser un Business Plan à la hauteur de ses espérances, l’entrepreneur devra se poser plusieurs questions et éviter certaines erreurs qui risqueraient de faire échouer son projet avant même qu’il n’ait vu le jour.

  1. A qui dois-je m’adresser ? Quel est le public visé dans l’élaboration de mon projet ? Qui va me lire ? C’est une sorte d’étude de marché permettant de démontrer que le projet est réaliste, qu’il existe un véritable marché à exploiter et que cette activité a un avenir.
  2. Quels sont les partenaires que je souhaite convaincre pour m’aider à la réalisation de mon projet ? Investisseurs associés, banquiers dans le cadre d’une demande de prêt ou encore organismes de soutien pour obtenir une aide financière.
  3. Enfin, la partie bilan prévisionnel permettant de prévoir et d’anticiper certains scénarios et comment y remédier. Une sorte de carnet de bord de la santé future de l’entreprise.

Une fois ces questions posées, il faudra, à tout prix, éviter certaines erreurs.

Surestimer son chiffre d’affaires prévisionnel

En aucun cas, il ne faut vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Inutile donc de surestimer la valeur ou les chiffres d’une société qui démarre au risque de perdre de sa crédibilité. Se baser sur des hypothèses, oui, d’une probabilité de rendement, oui évidemment, à condition de les expliquer. Pas de certitudes inébranlables.

Faire des fautes d’orthographe

Un Business Plan doit être rédigé de façon irréprochable. Il ne doit comporter aucune faute d’orthographe, ni oubli de ponctuation ou de majuscules. La structure du texte doit être respectée ainsi que sa forme et sa langue. On doit pouvoir vous lire avec aisance et fluidité. C’est un gage de crédibilité auprès des investisseurs.

Utiliser des termes trop techniques

Sachant que les personnes qui liront votre Business Plan ne seront pas forcément dans le même secteur que vous, il est impératif d’éviter les formules trop compliquées ou les mots trop spécialisés. Risque de décrochage immédiat de l’interlocuteur, ce n’est pas le but !

Présenter son projet de façon bâclée ou peu harmonieuse

Reflet de votre personnalité, la présentation de votre Business Plan doit être esthétique et bien articulée. Chaque page doit avoir la même police de caractère, un titre, des sous-titres et un logo, s’il y a lieu. Un document mal présenté ne retient pas l’attention, alors qu’un document soigné impose le respect.

Préparer son Business Plan à la va-vite

Un Business Plan se prépare longtemps à l’avance et doit se construire sur des hypothèses solides et des justifications bien concrètes. Mais ce n’est pas tout. Vous n’amenez pas que des chiffres, il faut y ajouter un ressenti réel, un enthousiasme, une passion, nourris de discussions et de rencontres auprès d’amis, de collègues, d’investisseurs éventuels ou de clients potentiels. Enquêtes et références donnent du fond à votre Business Plan et cela demande du temps.

Surestimer les rentrées financières et sous-estimer les dépenses

L’erreur à ne jamais commettre. C’est l’inverse qu’il faut faire. De nombreux entrepreneurs ont tendance à survoler la partie financière du Bussines Plan, faisant l’impasse sur les délais de paiement des clients et projetant leurs rentrées d’argent en minimisant conjointement les frais à régler aux fournisseurs ou à l’administration. Résultat : une fausse évaluation de la trésorerie.

Mentir ou dissimuler de l’information

L’erreur la plus grave qui soit. Monter un Business Plan en dissimulant sciemment de l’information ou en tentant de cacher des risques aux fins d’obtenir des aides financières ou des sponsors, équivaut tout bonnement à mentir et à trahir les personnes qui vont le lire et voudront s’engager. On ne bâtit rien sur le mensonge surtout lorsqu’il s’agit de démarrer une entreprise où la transparence doit être de mise.

Faire fi de la concurrence

Une entreprise sans aucune concurrence est irréaliste. A partir du moment où votre Business Plan inclut un besoin, si personne ne s’est lancé pour le combler, c’est qu’il y a une raison. Il y a donc une concurrence en attente. A vous de bien définir votre clientèle et de répondre aux questions suivantes : qui va consommer mes produits ou utiliser mes services ? A quels besoins puis-je répondre auprès de mes futurs clients et de quelle façon vais-je arriver à vendre ? L’important est de donner de la valeur ajoutée à votre projet afin de miser sur sa durabilité par rapport à une éventuelle concurrence future.

Ne pas adapter son Business Plan en fonction de l’interlocuteur

Adapter son Business Plan veut dire que l’on présente un document adapté à la sensibilité de son interlocuteur, ne pas le faire, c’est ne pas tenir compte de l’autre. Un banquier aura besoin d’être rassuré là où un investisseur voudra être séduit. Tout est affaire de subtilités. Attention, il ne s’agit pas de modifier les fondements du Business Plan ni d’en soustraire ou d’en modifier les chiffres mais de travailler plutôt sur le format ou la présentation pour coller au plus près de la personnalité de son interlocuteur.

Faire l’impasse sur le résumé du Business Plan

Appelé aussi « executive summary », le résumé d’un Business Plan est le premier acte de la description d’un projet d’entreprise. Il se lit généralement en premier et doit résumer rapidement les faits et les chiffres-clés de l’activité. Il doit être attrayant, séduisant et convaincant, et doit donner envie à l’interlocuteur d’aller plus loin. Faire l’impasse sur ce résumé est une erreur qu'il faut absolument éviter.