25/09/2019 Nico

Qu’il s’agisse de demander une augmentation de votre salaire brut, un congé payé non prévu, la mise en place d’une nouvelle procédure, l’achat d’équipement ou d’autres points encore, se montrer persuasif n’est pas toujours évident. Encore moins quand il s’agit de convaincre un supérieur hiérarchique ou un employeur.

Voici quelques points à ne pas négliger lors d’un entretien ou d’un bilan de compétences au cours duquel vous formulez une requête :

Les besoins qui motivent votre demande

Quelle que soit la demande que vous voulez formuler il convient d’en analyser la source, cela vous permettra par la suite d’argumenter votre position. Posez-vous les questions suivantes : Quel besoin justifie ma demande . En quoi cela est-il nécessaire ? Quels sont les bénéfices attendus ? (Pour l’employeur ? Pour moi-même ?)

Argumenter votre position

Prenez le temps de hiérarchiser toutes les réponses formulées aux questions précédentes. Présentez ses différents points par ordre d’importance et mettez en avant les bénéfices que cela pourrait apporter à votre employeur.

N’hésitez pas à vous appuyer sur des exemples concrets tirés de votre contexte de travail, cela montrera que votre demande n’est pas gratuite mais que vous avez bien envisagé tous les avantages et inconvénients que cela pourrait générer pour les deux parties.

Conclure et rester ouvert

Apporter une conclusion positive pour terminer votre entretien. Laisser apparaitre vos motivations et votre envie que votre demande aboutisse, mais faite preuve de sérieux et montrez que vous êtes apte à comprendre la réponse de votre employeur. Cela vous permettra le cas échéant de reformuler votre demande un peu plus tard avec des arguments plus finement étudiés.

22/09/2019 Nico

Qu’ils soient consultés lors d’une visite imposée par l’employeur ou à votre propre initiative : que peut-on dire lors d’un entretien avec un médecin du travail ?

Techniquement il est possible de tout dire

Les médecins du travail comme tous leurs confrères sont tenus au secret professionnel. Ils ne sont pas en contact avec votre employeur et sont dans l’interdiction de révéler des éléments que vous souhaiteriez leur confier et qui ne concerne pas directement votre cadre ou poste de travail.

Cependant si lors de votre entretien vous faites part de certains points qui laisseraient le médecin penser que vous n’êtes plus apte à votre poste ou que ce dernier nécessite un aménagement particulier (un temps partiel par exemple) pour le conserver il sera dans l’obligation d’agir et d’en référer à votre employeur.

Mais rien ne vous oblige à tout dévoiler

Si vous savez que risquez fort d’être déclaré inapte à un poste que vous adorez, vous êtes tout à fait libre de garder pour vous les symptômes qui amèneraient le médecin à comprendre le problème.

Bien qu’il ne soit absolument pas recommandé de conserver un poste qui mettrait en péril votre santé absolument rien ne vous oblige à en parler au médecin du travail, et cela même dans le cadre d’une visite médicale imposée par l’employeur. Pour votre bien, si vous pensez souffrir du burn-out, il peut être intéressant d’en discuter avec lui.

En conclusion :

Gardez à l’esprit que votre bien-être et votre santé au travail sont l’élément d’intérêt primordial du médecin qui sera consulté à la médecine du travail mais que vous êtes seul juge de ce que vous souhaitez lui faire savoir.

08/09/2019 Nico

Vous avez entendu parler du PEE de votre entreprise, cela vous intéresse et vous voulez connaître son fonctionnement ? Voici quelques informations qui pourraient vous être utiles.

Le PEE, qu’est-ce que c’est ?

Le plan épargne d’entreprise (PEE) est un système d’épargne pour les salariés. Il leur permet de se constituer un portefeuille de valeurs mobilières avec l’aide de leur employeur.

Qui peut en bénéficier ?

Pour pouvoir en bénéficier, il est obligatoire que votre entreprise l’ait préalablement mis en place. Si c’est le cas, vous serez concerné par ce plan épargne au même titre que tous les autres salariés de l’organisation ! Il est cependant possible que votre entreprise exige une condition d’ancienneté qui ne peut être supérieure à 3 mois. La participation n’est évidemment pas obligatoire.

Comment ça marche ?

Versements volontaires du salarié

Vous pouvez alimenter votre propre PEE chaque année dans la limite de 25% de votre rémunération annuelle brute. L’alimentation de votre plan épargne est facultative, mais il est possible que son règlement intérieur prévoie un versement annuel minimum de 160€.

En effet, si votre entreprise a mis en place des dispositifs d’épargne salariale, vous devez en être informé et notamment avoir accès au règlement intérieur du PEE mis en place. Vous pouvez alimenter votre plan épargne avec les sommes issues de l’intéressement, de la participation, provenant de votre CET (compte épargne temps) ou avec des versements volontaires de votre salaire net.

Versements de l’employeur

L’employeur peut décider d’abonder votre PEE, c’est-à-dire de l’alimenter. Ceci est facultatif.

Utilisation des sommes versées sur le PEE

Les sommes versées sur votre plan épargne sont indisponibles pendant 5 ans au minimum, sauf en cas de déblocages exceptionnels. Au bout de ces cinq années, il vous sera possible d’investir dans les actions de votre entreprise, dans des parts de SICAV ou dans des fonds communs de placement !

02/09/2019 Nico

Il est possible pour les salariés déjà en poste de créer leur entreprise.

Les salariés sont de plus en plus nombreux à devenir auto-entrepreneur.
La démarche est d’ailleurs encouragée par des mesures spécifiques, mais il existe aussi des règles à respecter.

Pourquoi créer son entreprise en étant salarié ?

Souvent pour la sécurité de ses finances personnelles, le salarié choisit de garder son emploi.

Il reste salarié pour un temps ou en continu, selon si son entreprise arrive à générer du salaire et des bénéfices.

Les obligations face à son employeur

Le salarié doit relire son contrat de travail et vérifier qu’il n’y a pas d’interdiction ou de clauses d’exclusivités particulières à démarrer une deuxième activité.

Dans tous les cas, le salarié ne doit pas faire de concurrence déloyale à son employeur, et à une obligation de loyauté.

Les aides à la création d’entreprise

En étant salarié, vous pouvez demander à votre employeur un congé pour mettre en route votre projet de création ou reprise d’entreprise. Le congé dure de un à deux ans.

Vous pouvez également obtenir de travailler à temps partiel si vous avez une ancienneté de 24 mois.

Au niveau de la protection sociale, vous gardez le bénéfice du régime général de la Sécurité Sociale.

Il faut noter que vous cotisez cependant pour deux régimes : régime général et régime des indépendants.

En ce qui concerne le calcul de vos cotisations sociales, vous bénéficiez, pendant trois ans, de « l’exonération de début d’activité ».

Sachez qu’il est possible d’être, à la fois, salarié et auto-entrepreneur.
Il est cependant interdit d’être salarié de sa propre entreprise, cela constitue une fraude.